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“Saint Carloman — Un tyran devenu moine” Roman historique par Charles Delvincourt

Le nouveau roman de Charles Delvincourt à paraître en Octobre 2025 aux Éditions Spinelle.

Charles Delvincourt · 2025-07-21 12:14 · 0 claps · 10.0 min read
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Saint Carloman — Roman de Charles Delvincourt — 2025

Le premier roman de Charles Delvincourt à paraître en Octobre 2025 aux Éditions Spinelle.

**Formulaire de pré-commande d’un exemplaire dédicacé**

Quatrième de couverture

Alors, tu verras la rose dans la croix.

Milieu du VIIIᵉ siècle. Chez les Francs, le pouvoir se prend par l’épée et se conserve par la peur.

Carloman, fils d’un seigneur redouté, grandit dans l’ombre des guerres et des deuils. Des plaines d’Aquitaine aux forêts de Saxe, il apprend à commander, punir, frapper.

Mais l’ambition dévore ce qu’elle élève. Héritier d’un royaume immense, Carloman écrase les révoltes avec une main de fer — au prix de sa paix intérieure. Le sang qu’il verse le poursuit jusque dans ses songes.

Déchiré entre la violence du monde et l’appel du divin, il cherche une issue. Sa rédemption passera par l’abdication et le silence d’un cloître.

Saint Carloman ressuscite le destin oublié d’un prince franc dont la chute fut plus haute que sa gloire. Un roman d’initiation où la foi affronte la faute, et où le renoncement devient l’ultime conquête.

Formulaire de pré-commande d’un exemplaire dédicacé

L’auteur

Charles Delvincourt, né en 1985 à Reims, est un écrivain français formé en philosophie et en droit. Passionné par l’histoire et la pensée classique, il mêle quête spirituelle et rigueur intellectuelle dans son écriture. Saint Carloman — Un tyran devenu moine est son premier roman.

Charles Delvincourt, auteur du roman historique Saint Carloman

Charles Delvincourt, auteur du roman historique Saint Carloman

Synopsis

Attention, la suite de cette article révèle des éléments clés de l’intrigue.

Saint Carloman explore le destin méconnu de Carloman, duc des Francs, maire du palais d’Austrasie (741–747) et fils de Charles Martel, figure tragique éclipsée par son frère Pépin le Bref et son neveu Charlemagne.

Ce roman historique et philosophique plonge dans le VIIIᵉ siècle pour suivre le parcours intérieur et politique d’un homme confronté aux dilemmes universels entre pouvoir, foi et renoncement, qui s’efforce de concilier les exigences brutales de son temps et son aspiration à une vie transcendante.

Structuré en cinq mouvements inspirés de la dialectique hégélienne de l’État — l’individu, la famille, la société, l’État et l’histoire du monde — le récit suit Carloman dans son évolution, des traumatismes de son enfance sous l’autorité rigide de Charles Martel jusqu’à son abdication et sa retraite monastique.

Acteur clé de la consolidation du royaume franc et de la chrétienté occidentale, Carloman est à l’origine de deux événements décisifs : la réforme de l’Église au concile germanique (742–743), aux côtés de l’évêque Boniface, et le procès de Cannstatt (746), où il ordonne une purge sanglante pour pacifier l’Alémanie. Ces actes historiquement documentés illustrent la tension entre son devoir politique et ses tourments moraux, cristallisés dans une quête de justice et de rédemption.

Rongé par la culpabilité et l’ambition spirituelle, Carloman renonce au pouvoir, laissant son frère Pépin devenir roi (747). Sa marche finale vers la foi, marquée par des visions mystiques et une introspection profonde, scelle son parcours comme une quête universelle de sens et de réconciliation.

Dans une reconstitution poétique du VIIIᵉ siècle, le roman fait résonner les thèmes universels de la liberté, de la foi et du sacrifice, invitant le lecteur à sonder les tensions intemporelles de l’âme humaine.

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Note d’intention

Par l’auteur

Genèse du projet

Carloman m’est apparu comme une énigme, un héros tragique plongé dans le silence de l’Histoire, éclipsé par les figures glorieuse de sa dynastie. Pourtant, Carloman procure un double recul fascinant : un pas de côté pour observer l’ascension de son frère, Pépin le Bref, et un pas en arrière pour toucher aux racines profondes de la puissance de Charlemagne. Ce personnage m’offrait un point d’ancrage inattendu, un regard oblique, idéal pour parcourir la complexité d’une époque où se mêlent ambitions personnelles et destinées collectives. Par l’itinéraire étonnant de Carloman — prince devenu moine — c’est la matière même de l’âme humaine que je pouvais explorer, là où grandeur et renoncement s’affrontent, où la quête de rédemption devient un champ de bataille intérieur.

Structure philosophique et inspiration hégélienne

Le projet a pris une dimension nouvelle quand j’ai renoué avec un texte étudié il y a vingt ans : les Principes de la philosophie du droit de Hegel (1820). Dans ce texte majeur de la philosophie morale et politique, la dialectique hégélienne me semblait taillée pour dessiner le parcours de Carloman, où l’individu, la famille, la société, et l’État deviennent autant de seuils initiatiques. Pour moi, chaque étape dans la vie de Carloman incarne une révélation morale, comme un miroir tendu vers cette « progression de l’Esprit » qu’Hegel attribue à l’histoire universelle.

En suivant cette progression, Hegel évoque, en conclusion (§ 354 et suivants), l’ordre des grands empires fondateurs — oriental, grec, romain, germanique — et la « réconciliation de la vérité et de la liberté » accomplie selon lui par les peuples germaniques (Hegel vise ici le Saint empire romain germanique, précisément issu de la décomposition de l’empire carolingien). L’empire germanique (§ 357), dit-il, incarne « le principe de l’unité de la nature humaine et de la nature divine, la réconciliation comme réconciliation de la vérité et de la liberté », celle-ci étant « confiée au principe nordique des peuples germaniques » (selon la note du traducteur J.L. Vieillard Baron : « Seul le peuple allemand a porté le principe du christiannisme jusqu’au bout, avec la réforme de Luther, qui accomplit l’intériorisation totale de la subjectivité infinie »).

Le royaume des Francs, ainsi perçu, n’est pas seulement une puissance émergente ; il est un foyer spirituel, un lieu où l’Esprit peut se dévoiler. Carloman, dans une période charnière, devient alors le personnage d’une transition intime et universelle : un prince traversant les tempêtes de la foi et du pouvoir, en quête d’une rédemption qui dépasse le destin individuel.

À partir de cette intuition, un travail de correspondances entre la chronologie officielle de la naissance de l’empire carolingien et le schéma de la troisième partie des Principes de la philosophie du droit a commencé, confirmant mon hypothèse initiale : en découpant le roman en quatre livres (l’individu, la famille, la société, l’État), il devenait possible que chaque étape de la vie de Carloman prenne forme en suivant la progression de l’Idée dans la dialectique hégélienne, tout en offrant une grande richesse thématique (Hegel lui-même aborde les questions de la liberté, de la foi, du mariage, de l’éducation, du travail, du droit, du pouvoir, etc) et des dilemmes universels (le destin, la révolte, la rédemption, le sacrifice, etc). Chaque livre est donc le seuil d’un questionnement existentiel autant qu’une étape de la construction d’un État promis à devenir un empire universel.

Perspective narrative : entre rigueur historique et liberté poétique

Le récit proposé de l’histoire de Carloman est un voyage à travers le chaos et le mystère d’un VIIIᵉ siècle poétisé. Pour donner vie à cette aventure humaine, j’ai entrecroisé chroniques et visions poétiques, rehaussant la matière historique par des lectures philosophiques et littéraires : La Cité de Dieu d’Augustin, L’Homme révolté de Camus, Le cas Dominique de Dolto, et bien d’autres. Ce double ancrage, à la fois rigoureux et introspectif, m’a permis de donner corps à un Carloman qui est à la fois d’ici et d’ailleurs, un homme en dialogue constant avec lui-même et avec le monde.

L’écriture épouse la nature de cette quête : tantôt sobre, tantôt exaltée, elle se fait miroir des bouleversements du héros. Des séquences épiques aux envolées lyriques, des scènes de méditation aux éclats de violence, chaque style reflète la profondeur et l’urgence du moment. Ce choix formel aspire à captiver le lecteur par une expérience sensorielle, à faire de l’histoire de Carloman un chemin où chaque pas est empreint de ce que Hegel nomme la « vérité de l’instant », mise en évidence dans l’épigraphe du roman.

Une méditation sur l’âme humaine

Saint Carloman — Un tyran devenu moine est moins une reconstitution historique qu’une fiction intime et philosophique. Par la figure tragique de Carloman, j’invite le lecteur à questionner ses propres incertitudes, à traverser, avec lui, le labyrinthe des aspirations et des doutes qui façonnent la condition humaine.

Il se trouve que cette quête d’apaisement et de transcendance est également la mienne. L’écriture du premier tome m’a permis d’exprimer des pulsions, des tensions, des rêves qui cherchent à se sublimer dans un idéal de beauté et de sagesse : dans une forme de révélation, c’est comme si j’avais, moi-aussi, traversé le Lac de Constance et touché quelque chose d’indicible.

Extraits

Chapitre 9

Périgueux n’avait aucune chance de résister à un tel assaut. À la tombée de la nuit, Haribert lança l’attaque. Les cavaliers, lances brandies, délogèrent sans peine les gardes épars des antiques murailles romaines, qui se replièrent rapidement vers les remparts intérieurs. À minuit, les archers se postèrent derrière les blocs de pierre et une pluie de flèches enflammées sema la terreur parmi les habitants endormis.

Chapitre 13

— Ô Karl Martell, digne héritier de Herstal, briseur de Vandales, cheval de métal. Toi par qui cet empire tient debout, toi qui as façonné cette patrie au destin divin. Chef d’un grand peuple, en toi sont bénies toutes les nations de la terre.

Chapitre 21

Soudain, un souffle long et profond déchira l’air.

Le cor. Le cor des Francs.

Un appel ancien, chargé de la fureur de siècles de batailles, venait des profondeurs de la terre. Cloué au sol, Karlomann sentit cette vibration sacrée se propager en lui, faisant frémir ses os, palpiter son cœur, et dresser chaque fibre de sa peau. Le cri du passé résonnait à travers les murs du château, un écho des anciens héros, comme si la terre elle-même réclamait justice.

Chapitre 31

Le calme de la prairie fut brisé par un son bref, étouffé, presque insignifiant. Puis, tout s’accéléra, comme si la trame du monde se déchirait. Un bruit sourd, répété, d’acier pénétrant la chair. Parmi l’assistance, des centaines d’hommes enfonçaient silencieusement leur lame dans le cou de leurs voisins. La purge de l’élite alamane païenne se jouait comme une douce symphonie.

Chapitre 32

Un million de pas, et chaque fois que son pied effleure le sol, c’est une marche de plus vers l’homme libre qu’il aspire à devenir.

La boue colle à ses souliers, la poussière le salit, la pluie battante le trempe, le soleil de plomb le fait suer.

On ne le reconnaît pas, il n’est qu’un vagabond sans le sou qui erre sur des terres qui ne sont pas les siennes.

Chapitre 32

Une douce caresse l’enveloppe,

est-ce le vent qui souffle sur la lune ?

Un parfum de mousse et d’encens,

est-ce l’odeur que l’on respire à Rome ?

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Chronologie sommaire

Vers 710

Naissance de Carloman et de Pépin (plus tard connu sous le nom de Pépin le Bref), fils de Charles Martel, maire du palais de Neustrie et d’Austrasie. Ces naissances marquent la venue au monde de deux futurs piliers de la dynastie carolingienne.

Vers 725

Décès de Rotrude, première épouse de Charles Martel et mère de Carloman et Pépin. Peu après, Charles Martel se remarie avec Swanahilde, une princesse bavaroise de la lignée des Agilofinges, renforçant son influence politique en Bavière.

737

Naissance de Drogo, fils illégitime de Carloman, d’une union non officielle.

741

Mort de Charles Martel. Dans une répartition du pouvoir, Carloman reçoit l’Austrasie, la Thuringe et l’Alémanie, tandis que Pépin obtient la Neustrie et la Bourgogne. Leur demi-frère Griffon, issu de Swanahilde, revendique une part, assiège Laon, puis est vaincu et emprisonné. Parallèlement, des révoltes éclatent en Alémanie et en Bavière. Carloman et Pépin unissent leurs forces pour les réprimer. Leur sœur Hiltrud fuit en Bavière pour épouser le duc Odilon.

742 ou 743

Carloman, guidé par l’évêque Boniface, convoque un concile germanique pour réformer l’Église et renforcer la foi chrétienne dans ses terres. Ce premier concile est un moment clé dans la consolidation de son autorité, lui permettant d’ancrer la structure ecclésiastique comme base de l’ordre social et spirituel du royaume franc.

743

Carloman et Pépin rétablissent la royauté mérovingienne en plaçant Childéric III sur le trône, mais en conservant le pouvoir réel en tant que maires du palais. Ce geste stratégique permet de préserver les apparences tout en apaisant les factions nobles fidèles aux anciens rois mérovingiens.

744

Pépin le Bref épouse Berthe de Laon (plus tard surnommée « Berthe au Grand Pied »), renforçant des alliances avec les élites de Neustrie.

746

Procès de Cannstatt : Carloman ordonne la purge des chefs alémaniques pour garantir la soumission complète de l’Alémanie et consolider son autorité. Cet événement marque un tournant décisif dans la centralisation du pouvoir carolingien, établissant une répression militaire efficace et impitoyable.

747

Carloman abdique de façon inattendue et se retire dans la vie monastique en Italie, d’abord au Mont Soracte, puis au monastère du Mont Cassin. Ce choix de renoncement surprend, laissant Pépin seul à la tête du royaume. Griffon, leur demi-frère, est libéré.

748

Mort d’Odilon, duc de Bavière. Hiltrud, sœur de Carloman et Pépin, devient régente pour leur neveu Tassilon III. En réprimant la nouvelle rebellion de Griffon, qui tente de s’emparer du duché de Bavière, Pépin affirme son autorité dans cette région stratégique.

751

Avec l’accord de l’Église et des nobles francs, Pépin dépose Childéric III, dernier roi mérovingien, et se fait élire roi des Francs. Ce couronnement, premier de la dynastie carolingienne, marque une alliance durable entre la couronne et l’Église, préfigurant une union des pouvoirs temporel et spirituel.

754

Carloman, retiré en Italie, est invité par le pape Étienne II à participer au sacre de Pépin à Saint-Denis, mais est écarté de la cérémonie. À cette occasion, Pépin promet, par la “Promesse de Quierzy”, de défendre Rome et le pape contre les Lombards, ce qui mènera à la fondation des États pontificaux.

755

Mort de Carloman à Vienne, en Dauphiné, dans des circonstances entourées de mystère. Sa disparition prématurée et son retrait volontaire des affaires temporelles contribuent à façonner une image de sainteté et d’ermitage qui perdure dans les récits et légendes.

768

Mort de Pépin le Bref, premier roi carolingien. Son royaume est divisé entre ses deux fils, Charlemagne (Charles) et Carloman II.

771

Mort de Carloman II, frère de Charlemagne. À la suite de cette disparition, Charlemagne devient l’unique roi des Francs, posant ainsi les bases d’un vaste empire carolingien en Europe.

Bibliographie sélective

Philosophie

Histoire

Sociologie

Psychologie

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