J’ai mal
J’ai mal

J’ai mal Mon corps est meurtri Mon cœur est sans vie Je souffre
On me traite comme un animal Pas celui qu’on caresse en rentrant Mais celui qu’on frappe en passant Celui qui assiste à notre finale
J’ai mal Mon corps ne me soutient plus Mon cœur n’en peut plus Je ne ressens que de la douleur
Que me faudra-t-il pour me sentir normale Retirer le poids sur mon corps Enlever l’eau de mon cœur Dans mon moi, j’ai mal
J’ai mal Ma tête est fatiguée Mes yeux mutilés Que restera-t-il, que restera-t-il ?
Le matin, je lis le journal Un autre droit de retiré Un autre livre de brûlé Une autre femme de tué.
Les féminicides augmentent Les violences fragmentent On ne sait plus où se réfugier Pour ne plus être agressées
J’ai le mal Mal de liberté Mal de pensées J’ai le mal de vie
Mon corps est meurtri Mon cœur sans vie Ma tête est fatiguée Mes yeux sont mutilés
Je ne peux être moi Sans toi Je ne peux être Sans enfants
On m’a retiré ma bien-aimée Contre nature m’a-t-on dit. Discriminé, insultés, rejetés, tués Si ça, c’est normal, c’est con
Je ne peux plus avorter Je ne peux plus travailler Je ne peux plus aimer Je ne peux plus exister
Des gens sont tués Pour leur couleur de peau Pour leur nationalité Où aller quand tout est barricadé ?
J’ai mal Mon corps ne ressent plus Mon cœur non plus Je souffre
Je souffre de voir ce monde Tomber dans les décombres Je ne ressens que douleur De voir le monde oublier ses pleurs.
L’histoire se répète La vie et elle sont sœurs Alors pourquoi Pourquoi ne sommes-nous pas meilleurs
On refait les mêmes erreurs On reste paralysé par la peur Une autre guerre Un autre père
Un autre attentat Une autre fusillade La mort d’attends pas Ni pour blessé ni pour malade.
Les soins sont minimisés Les thérapies ridiculisées Le coût de la vie augmente Le coût d’une vie diminue
Certains ne peuvent manger Certains ne peuvent s’hydrater Tout est commercialisé Il faut payer
Le salaire petit Les conditions de vie aussi Les heures se multiplient Le monde subit
Pour avoir de l’eau Il faut sacrifier S’étaler sur un poteau Pour que les gérants prennent pitié
Pourquoi partageraient-ils leur ressource Alors que, de l’intelligence artificielle, c’est la source Pourquoi gâcheraient-ils leurs revenus Qu’ils gardent ou donnent au roi connu.
Pendant qu’on peine à payer le loyer Les riches s’achètent de nouveaux colliers On construit des manoirs et des voitures Mais peu sont les gens qui peuvent s’en procurer
On ne peut plus travailler On est trop occupé À laisser un robot Prendre notre peau
On reste collé à nos écrans On perd du temps On voit notre monde à travers une lumière bleutée Qui nous voile les yeux et feinte la beauté
Comment faire Quand nous n’avons plus le choix Il ne reste qu’une solution C’est chacun pour soi
Le monde a mal Nous avons tous une plaie qui coule On refuse de la voir Pourtant on sent le sol qui s’écroule
J’ai mal Mon corps est blessé Mon cœur déprimé Mes yeux abîmés
Comment avons-nous fait Pour nous rendre jusqu’ici Comment avons-nous fait Pour oublier d’amener la vie.
Nelly
메타데이터
- post_id
- 047cba3fb8d0
- slug
- jai-mal-047cba3fb8d0
- url
- https://medium.com/@Nelly_writer2/jai-mal-047cba3fb8d0
- canonical_url
- https://medium.com/@Nelly_writer2/jai-mal-047cba3fb8d0
- author_url
- https://medium.com/@Nelly_writer2
- status
- ok
- fetched_at
- 2026-06-10 08:17:25