Oui, Emmanuel Macron aura une majorité parlementaire !
On aura tout dit d’ Emmanuel Macron.
Oui, Emmanuel Macron aura une majorité parlementaire !

On aura tout dit d’ Emmanuel Macron.
D’abord qu’il était seul, qu’il était une construction médiatique virtuelle. Un « hologramme ».
Depuis, 250 000 personnes ont adhéré à En Marche. Des milliers de comités locaux maillent le territoire français. Depuis, des centaines de référents et de responsables animent et représentent le mouvement. Des personnalités de droite, du centre et de gauche viennent, tous les jours, grossir les rangs de ses soutiens. Depuis, François Bayrou l’a rejoint.
Ensuite qu’il n’avait pas de ligne idéologique, qu’il s’agissait d’un Objet Politique Non Identifié.
Depuis, Emmanuel Macron a affirmé son « progressisme ». Il a donné corps à ce concept : l’alliance entre les libertés et les solidarités, l’ambition de donner à chacun les moyens d’être autonome et de donner à tous les moyens de la mobilité, qu’elle soit économique, sociale ou territoriale.
Ensuite, et encore, qu’il n’avait pas de programme. Ce fut longtemps le dernier espoir de ses adversaires…
Depuis, Emmanuel Macron a présenté un programme nourri par 3000 ateliers participatifs et par le travail de plusieurs centaines d’experts. Il a développé ses propositions en privilégiant trois axes majeurs : libérer les énergies ; accroître les solidarités, renforcer les droits et l’équité ; responsabiliser tous les acteurs publics et privés.
Ensuite, et enfin ( ?), qu’il n’aura pas les moyens de gouverner et, plus précisément, pas de majorité parlementaire. Ultime argument et dernier espoir pour certains.
À nouveau, nous allons devoir rassurer les uns sans bouder notre plaisir d’inquiéter les autres.
Pour ce faire, il est tentant et commode de rappeler la jurisprudence Mitterrand selon laquelle « les Français ne sont pas assez bêtes pour élire un président de la République en mai et lui refuser la majorité pour gouverner au mois de juin”.
Au-delà de la formule, qui risque toujours de se limiter à une incantation, il est surtout important de souligner l’existence d’une force mécanique liée au fonctionnement de nos institutions : le primat donné à l’élection présidentielle et le mode de scrutin majoritaire des élections législatives.
Il y a, non seulement, une présomption de cohérence chez les électeurs, particulièrement à quelques semaines de distance, mais aussi et surtout un mécano institutionnel qui vise à favoriser la constitution de majorités parlementaires stables et efficaces. Que l’on s’en réjouisse ou que l’on s’en désole, il s’agit bien d’une des marques de fabrique de la constitution de la 5ème République.
Dans chaque circonscription, il y aura des candidates et des candidats « En Marche » qui porteront l’étendard de la « majorité présidentielle ». Ces candidats représenteront la diversité politique du mouvement. Tous les progressistes de droite, du centre et de gauche se présenteront unis devant les Français, regroupés dans une maison commune afin de solliciter leurs suffrages.
Parce que les élections législatives constitueront pour les Français une occasion naturelle de donner à leur nouveau Président les moyens de gouverner et de transformer la France, ces candidats confirmeront ou amplifieront les scores obtenus par Emmanuel Macron à l’élection présidentielle.
Il y aura donc des duels (mais aussi des triangulaires) dans lesquels les candidats En marche seront très souvent en situation de l’emporter. Ils bénéficieront parfois du retrait de certains candidats au soir du premier tour lorsque qu’il y aura maintien et chance de succès pour un candidat du Front National.
Au soir du deuxième tour, une majorité absolue sera à portée de suffrages. Elle est d’autant plus atteignable que la diversité d’origine politique des candidates et des candidats permettra de respecter les sensibilités politiques de chaque territoire et d’y faire correspondre une candidature cohérente. Ce seront donc 289 députés, a minima, qui donneront à la prochaine législature les couleurs d’En Marche.
Mais allons plus loin. La prochaine majorité présidentielle sera même encore plus large et d’autant plus solide. Pourquoi ? Parce qu’elle réunira les députés élus sous la bannière “ En Marche ” mais aussi tous les parlementaires, élus sous une autre étiquette, qui choisiront de voter la confiance au futur premier Ministre et à son gouvernement.
Le groupe parlementaire “En Marche” pourra ainsi s’appuyer sur une large coalition (comme dans de nombreux pays européens) et sur des partenaires (notamment issus de la droite humaniste et des socialistes sociaux-démocrates) qui viendront enrichir la future majorité.
Ce rassemblement nécessaire, depuis longtemps, demandé par les Français (qui font preuve de plus de clairvoyance que d’aucuns voudraient bien le leur prêter) s’appuiera sur une majorité de projets. Il ne conviendra plus de voter comme « un seul homme », selon les consignes d’un appareil, mais d’exprimer une conviction en amont, partagée sur la base d’un projet de gouvernement identifié et accepté.
Cette nouvelle conception du rôle du parlementaire peut non seulement lui redonner ses lettres de noblesse, mais aussi mettre fin au « jeu » et aux postures politiques dont les Français ne veulent plus. La loyauté de certains parlementaires dits « frondeurs » a manqué durant ce quinquennat jusqu’à le faire échouer. Or, le pays a besoin d’une majorité solide et solidaire pour engager les transformations nécessaires. Il a besoin d’un nouveau contrat entre le peuple et ses représentants.
Cette future majorité présidentielle offrira une opportunité de profond renouvellement de la vie publique. Le Parlement doit retrouver ses racines : représenter la diversité de la population française et co-construire — avec le pouvoir exécutif comme avec les citoyens — des solutions efficaces et évaluables.
Qui mieux que des Français eux-mêmes, de tous âges et horizons, pour le faire ? Alors que les investitures dans les partis traditionnels sont souvent arbitraires, En Marche invite depuis plusieurs semaines tous celles et tous ceux qui le souhaitent à se porter candidat pour représenter le mouvement et ses idées. Par ailleurs, l’objectif affiché par Emmanuel Macron de présenter une large part de candidats issues de la vie civile ou associative, ainsi que 50% de femmes constitue des engagements très forts en terme de renouvellement et de juste représentation de la diversité de notre société.
Nous sommes à la veille d’un tournant historique : les circonstances exceptionnelles du moment autorisent et requièrent l’union des partisans de la réforme et du mouvement. Les anciennes oppositions laissent place à une nouvelle ligne de partage : les progressistes contre les conservateurs, les forces de transformation contre celles du statut quo qui bénéficie toujours à certains au détriment de tous.
Les Français seront demain largement En Marche ! Ils seront, à travers leurs engagements et leurs votes, les premiers acteurs du renouvellement de nos institutions. Ils seront fiers de donner à la France un nouveau visage, résolument entreprenant et tourné vers le monde, mais aussi fidèle à nos valeurs et porteur d’innovation sociale et durable.
Jean-François PASCAL, consultant, fondateur du Comité Communication, En Marche
Claire PLANCHOU, collaboratrice parlementaire, En Marche 77
Matis PELLERIN, consultant affaires publiques, En Marche Paris 18ème
Sébastien MÉNARD, directeur de la communication d’une structure consulaire, En Marche
Julien BARGETON, adjoint à la Maire de Paris, En Marche
Ibrahima NDIAYE, consultant social media, administrateur de la page Facebook En Marche avec Emmanuel Macron
Céline CALVEZ, consultante, référente En Marche Paris 9ème et 10ème
Frédéric GENEY, consultant communication institutionnelle, En Marche, Droite avec Macron
Sarah ROBIN, chargée de mission en ONG, référente En Marche 13ème circonscription du Nord, co-fondatrice Au Centre Avec Macron
Mathieu COLLET, chef d’entreprise, En Marche
Mathieu MOREUX, cadre dans la cybersécurité, animateur En Marche Paris 9ème
Marina TYMEN, consultante communication & réseaux sociaux, animatrice de la page Facebook En Marche avec Emmanuel Macron
Jonathan BLUM, consultant, animateur En Marche de St Cloud, co-fondateur Au Centre Avec Macron
Jean-André MARTINI, responsable des affaires publiques, En Marche Paris 18ème
Olivier CIMELIERE, fondateur du Blog du communicant, En Marche
Jennifer YADAK, planneur stratégique, animatrice En Marche Paris 17ème
Corinne RENIÉ-PÉRETIÉ, entrepreneuse, En marche
Marianna MENDZA, responsable marketing et communication, référente En Marche Paris 11ème
Audrey ZERMATI, directrice de la stratégie, En Marche Paris 9ème
Maurizio ROFRANO, chercheur, en Marche
Tribune publiée le 04 avril 2017 sur le Huffington Post
메타데이터
- post_id
- 1020abc8aecb
- slug
- oui-emmanuel-macron-aura-une-majorité-parlementaire-1020abc8aecb
- url
- https://medium.com/@jfpascal/oui-emmanuel-macron-aura-une-majorit%C3%A9-parlementaire-1020abc8aecb
- canonical_url
- https://medium.com/@jfpascal/oui-emmanuel-macron-aura-une-majorit%C3%A9-parlementaire-1020abc8aecb
- author_url
- https://medium.com/@jfpascal
- status
- ok
- fetched_at
- 2026-07-30 13:00:56