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Pour une révolution énergétique belge

Pour une révolution énergétique belge

Drieu Godefridi · 2022-12-03 10:20 · 0 claps · 4.1 min read
#ecologie #ecolo #groen #belgique #énergie
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Pour une révolution énergétique belge

Pour une révolution énergétique belge

La situation de la Belgique est dramatique. Tandis que nos voisins ont pris et prennent des mesures pour amortir la crise énergétique, maintenir leur santé budgétaire, garantir leur approvisionnement énergétique, sur ces trois plans la Belgique est en situation d’échec patent et caractérisé. Je ne traiterai ici que la misère énergétique, entièrement évitable et causée par l’acharnement contre le réel de deux partis écologistes, ECOLO et GROEN, pris dans les rêts d’une dérive anti-nucléaire fanatisante.

La sécurité de l’approvisionnement énergétique paraît un concept abstrait. Concrètement, quand cette sécurité n’est pas garantie, cela implique des délestages, des black-outs et une explosion des coûts de l’énergie.

La prospérité de la Flandre tient en large part à son industrie, plus spécifiquement au port d’Anvers, dans le succès duquel l’industrie chimique joue un rôle déterminant. Contrairement au politique, qui se répand constamment en grandes déclarations rarement suivies d’effet, l’industrie ne déclare rien. Elle susurre et s’ébroue à la marge, tout au plus. Mais quand les coûts énergétiques deviennent démentiels, pire encore que chez nos voisins, l’industrie cesse d’investir. Ensuite, elle arrête d’entretenir l’appareil productif existant. À la fin, elle s’en va. Oh, pas nécessairement très loin : le passage de la seule frontière néerlandaise est tentant, quand il permet de réduire de 25% ses charges énergétiques, et d’autant la charge fiscale.

Ce qui reste de prospérité résiduelle à la Wallonie, cette malheureuse région socialisée le doit depuis un demi-siècle aux transferts financiers de la Flandre (directs et indirects) : six milliards par an. Des montants dont on a oublié qu’ils sont astronomiques et vitaux, eu égard aux chiffres économiques wallons. Que ces transferts viennent à se tarir, la Wallonie plongera aussitôt dans la plus abjecte pauvreté, avec les inévitables troubles et violences politiques qui s’ensuivront.

La responsabilité des partis ECOLO et GROEN dans ce suicide énergétique en mode accéléré est écrasante. La destruction de la capacité nucléaire civile est la raison d’être en politique des écologistes, le motif historique de leur entrée en politique. Les écologistes vouent au nucléaire civil une haine superstitieuse, qui ne repose sur aucun argument rationnel, et qu’aucune réalité énergétique ni souffrance humaine ne semble ébranler.

Depuis l’invasion de l’Ukraine, la Belgique est le seul pays occidental qui a fermé un réacteur nucléaire parfaitement opérationnel, répondant aux normes les plus exigeantes dans le monde (sic), qui aurait pu et dû fonctionner pendant vingt années supplémentaires. Une source d’énergie amortie, l’une des moins onéreuses qui se puisse concevoir, non polluante, et non émettrice de CO2. La fermeture d’un second réacteur belge, exactement dans les mêmes conditions, et sans la moindre alternative opérationnelle, a fortiori non polluante, est prévue début 2023.

Tout cela sans alternative sérieuse, sinon la construction dans l’urgence de centrales au gaz hyperémettrices de CO2 — les écologistes se moquent de l’écologie réelle comme d’une chaussette — qui seront approvisionnées, entre autres et par nécessité, via des régimes autoritaires. Surtout, la Belgique entrera dans la plus servile dépendance énergétique à l’égard de ses voisins, eux-mêmes en grande souffrance énergétique. C’est-à-dire la France, qui a saccagé son parc nucléaire sous la pression des écologistes, et l’Allemagne, qui préfère au nucléaire civil l’énergie la plus polluante émettrice de CO2 entre toutes : le lignite, sous la pression des… écologistes (sic).

Rappelons que, selon le Secrétaire général de l’OTAN, selon la Secrétaire d’État des États-Unis Hillary Clinton et de l’aveu des écologistes allemands, la plupart des grandes organisations écologistes ont été activement soutenues et financées par la Fédération de Russie. Ce soutien financier n’avait pas besoin d’être direct : il a suffi de créer des ‘fondations écologistes’, dirigées par les dirigeants des grandes organisations écologistes, et massivement financées par Moscou. Rappelons encore que l’actuelle Ministre belge de l’Énergie, Tinne Van der Straeten (GROEN), aux accents fanatiques quand elle parle de nucléaire civil, fut associée à 50% d’un cabinet d’avocats BLIXT qui représentait, en Belgique, les intérêts de GAZPROM, principale entreprise énergétique russe, intégralement contrôlée par le gouvernement de Moscou.

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Les électeurs ont la mémoire courte. Le dernier passage au pouvoir des écologistes s’était soldé par un autre désastre — les ‘certificats verts’ gérés par le remarquablement incompétent et hargneux Monsieur Nollet — certes de moindre ampleur que le cataclysme qui se prépare. Il est vrai que 46% des journalistes belges votent ECOLO, ce qui assure à ce parti une sorte d’impunité démocratique, en parole comme dans les actes. Où étaient les célèbres fact-checkers quand les écologistes répandaient les pires mensonges contre-factuels dans la presse ?

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L’électeur a la mémoire courte, mais il a des yeux pour voir, un compte en banque qui se vide et un salon à 17°. Il voit se profiler des hivers hérissés de délestages, de black-outs. Le noir et le froid. Le chômage et la fonte accélérée de ses économies. Il sent la misère venir et comprend la responsabilité massive écrasante des écologistes sectaires dans cet état de fait. Les derniers sondages attestent un effondrement des écologistes, qui ne représenteraient plus que 16 sièges sur 150 à la Chambre.

Le suicide énergétique de la Belgique n’est pas une fatalité. Des parlementaires tels Marie-Christine Marghem en sont conscients. Il existe une majorité écrasante, à la Chambre, pour abroger la loi de 2003 sur la destruction du nucléaire civil belge. Permette au gouvernement d’entrer dans des négociations sérieuses avec ENGIE-Electrabel, pour la prolongation de l’intégralité du parc nucléaire belge. Décider des investissements massifs dans la construction de nouvelles centrales, à l’instar de ce qui vient d’être décidé aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, en Suède.

N’est-il pas temps que cette majorité parlementaire, soutenue par une écrasante majorité de la population, prenne ses responsabilités ? Prenons garde de ne pas en revenir à l’état de nature.

Drieu Godefridi, PhD, Sorbonne

L’écologisme, nouveau totalitarisme ? deuxième édition, vient de paraître


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