L’intermittence des énergies renouvelables, un problème qui sera résolu avec le déploiement des…
On entend souvent dire que les EnRi ne servent à rien pour combattre le réchauffement climatique car elles ne sont pas pilotables et…
L’intermittence des énergies renouvelables, un problème qui sera résolu avec le déploiement des flexibilités
On entend souvent dire que les EnRi ne servent à rien pour combattre le réchauffement climatique car elles ne sont pas pilotables et nécessitent un back-up gaz. Qu’en est-il ?

1/ Les besoins pilotables en France sont limités
Aujourd’hui en France presque 50% de la consommation d’énergie primaire est fossile, c’est de ces 50% qu’il faut s’occuper pour stopper les émissions. La majeure partie de ces 50% ne nécessite pas d’énergie pilotable mais de nouvelles formes de stockage pour remplacer les carburants, le gaz, ou le charbon. Les solutions entrain d’être déployées, que ce soit les batteries pour les moteurs électriques, l’hydrogène pour les moteurs à hydrogènes, les gaz ou carburants de synthèse ou biogaz pour les moteurs existants; ces solutions ne nécessitent pas d’énergie pilotable: on peut produire l’hydrogène ou les carburants de synthèse lors des pics de production éoliens, remplir les batteries quand il y a du soleil, etc
Les nouveaux besoins pilotables sont donc limités aux nouveaux appareils électriques sans batteries, et en travaillant à l’efficacité énergétique, on devrait plutôt diminuer les consommations existantes.
2/ La diversification des sources permet d’augmenter le foisonnement des ENR
Un parc éolien ou solaire produit par intermittence. Cependant plus on met ensemble de technologies différentes de production d’énergie plus on augmente le foisonnement. On dispose aujourd’hui aussi de l’hydraulique, de la géothermie, de la biomasse, de l’énergie marée-moteur; on peut déployer ces sources et dans le même temps continuer la recherche pour pouvoir injecter sur le réseau demain de nouvelles énergies renouvelables, notamment les énergies marines : l’hydrolien, houlomoteur, ou encore osmotique, et ainsi atteindre un véritable foisonnement, y compris d’énergies pilotables ou permanentes.
3/ L’interconnexion des réseaux permet aussi d’augmenter le foisonnement
Au sein d’un même pays le foisonnement d’une même énergie est limité, l’interconnection des continents va permettre de palier à ce problème. Par exemple le Royaume Uni est entrain de se connecter à un parc Marocain pilotable qui comprend éolien, solaire et stockage.
4/ L’intermittence, un problème inexistant dans un réseau renouvelable surdimensionné
Les besoins en énergie pilotable sont plus élevés à l’échelle mondiale qu’en France. La manière la plus simple de répondre à la demande est de surdimensionner le réseau ENR de telle manière à avoir toujours assez, et convertir les pics de productions en carburants de synthèse ou hydrogène (power to gas) ou stocker dans des batteries, STEPS.
5/ La diversification des stockages pour palier aux différents besoins => Le déploiement du “power to X”, du stockage sous forme d’hydrogène ou carburant de synthèse qui va permettre de stocker massivement les pics de production ENR sous forme de gaz ou carburant utilisable par les avions/cargos/tracteurs/machines qui ne peuvent être électrifiées. => Le V2G ou “Vehicule to grid” permet de se servir de chaque voiture comme d’un stockage au service du réseau (ou d’un foyer). Garée à un parking, elle peut soit se charger soit restituer un pourcentage de charge au réseau contre rémunération => Les méga batteries => Les STEPs …
Conclusion:
Si l’intermittence des énergies renouvelables était un vrai problème à résoudre il y a de ça quelques décennies; aujourd’hui de nombreuses solutions se présentent pour y pallier, dont certaines sont à l’étude, d’autres sont entrain d’être déployées. Dans tous les cas il est faux de dire que les ENR vont nécessiter éternellement un back-up fossile, puisqu’au contraire les pics de production vont permettre de produire de l’hydrogène et des carburants de synthèse, alternatives aux carburants fossiles. le rapport RTE/AIE conclue d’ailleurs :
Il existe un consensus scientifique sur l’existence de solutions technologiques permettant de maintenir la stabilité du système électrique sans production conventionnelle. La sécurité d’alimentation en électricité peut être garantie, même dans un système reposant en majorité sur des énergies à profil de production variable comme l’éolien et le photovoltaïque, si les sources de flexibilité sont développées de manière importante, notamment le pilotage de la demande, le stockage à grande échelle, les centrales de pointe, et avec des réseaux de transport d’interconnexion transfrontalière bien développés.
메타데이터
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