Nº 7 / La solitude — Moment de paix ou d’angoisse ?
Si vous êtes comme moi, juste voir ce mot me semble un peu angoissant. Le titre par contre m’amène à entrevoir du bon. Un moment de paix…
DÉFI 100 @ 60 • 100 PUBLICATIONS ORIGINALES AVANT 60 ANS 🎂
Nº 7 / La solitude — Moment de paix ou d’angoisse ?
Si vous êtes comme moi, juste voir ce mot me semble un peu angoissant. Le titre par contre m’amène à entrevoir du bon. Un moment de paix, seul avec soi-même ou un moment d’angoisse, en manque de présence ou isolé d’un désir qui ne se concrétise pas ? L’impression générale que je perçois sur cette sensation et ma vie “en général” c’est que rarement lorsque seul avec moi-même j’ai senti de la solitude. Dans cette perspective de se retrouver seul dans un lieu physique quelconque, j’ai plus souvent désiré cet état et non pas subi. Lorsque tu fais le choix de vivre en couple, de fonder une famille, d’investir dans une carrière professionnelle, d’avoir une vie sociale remplie et de faire de l’activité physique régulièrement, et bien les moments où tu te retrouves seul avec toi-même sont rares mais très appréciés. On appelle ça de la solitude…mmm… moments de paix assurément. Quand je cours, c’est mon désir de vivre un moment de paix avec moi-même.
À l’autre bout du spectre de la solitude il y a l’isolation du reste du monde, seul et sans attache, sans entourage. Les itinérants, les sans-abris, les malades, les “pauvres” comme on les classait avant. On n’aime pas entrevoir cet état. Les humains sont faits pour vivre ensemble, on est des bêtes sociales. Malgré les aléas de la vie moderne, je continue de croire qu’une grande partie des gens qui se retrouvent seuls, le sont non pas par choix mais par “oublie de la société”…elle a le dos large notre “société” ! En fait, pour creuser un peu cet aspect, je me pose la question : faut-il vivre de la solitude afin de mieux apprécier ceux et celles qui nous entourent ? Par choix, on peut repousser des relations non souhaitées, qui vont nul part et qui nourrissent pas la vie qu’on souhaiterait avoir. Résultat : moins d’entourage et moins de relations sociales. En fait, c’est la qualité des relations humaines, aussi singulières soient-elles, qui fait qu’on se sent moins seul et qu’on a espoir de vivre de bons moments.
Alors faut-il se couper du monde pendant un moment pour mieux apprécier, vivre sa vie et se retrouver ? J’ai appris ce genre d’expérience dans mon adolescence où j’ai fait de longues randos en forêt — 8 à 18 jours. Dans le contexte du Camp Tekakwitha, camp de vacances renommé pour sa démarche éducative en pleine nature, on nous imposait de marcher seul durant toute une journée, bien distancé des autres marcheurs. Aujourd’hui encore, je trouve cet exercice très intéressant. Marcher seul en forêt permet de tester votre tolérance à la solitude et à la vie en pleine nature, avec les bruits ambiants, intrigants et les paysages de grande beauté. Du même coup, marcher en silence seul, vous oblige à vous parler en-dedans, à réfléchir à plein de choses et à descendre en-soi pour apprécier le moment présent et se découvrir un peu plus.
Pourrait-on affirmer alors que vivre des moments de solitude permet de mieux se connaître pour ensuite mieux être en relation avec les autres humains qui nous entourent ? Est-ce là le secret des moines bouddhistes et leur méditations interminables ?
Demain — Nº 8 / Les habitudes
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