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GRAFFITI, ÇA PROFITE, LA CHAUX VIVE, T2C GRAFFITÉ

LAURENT MATHOUX — LES PETITS PRINCES DE LA CITÉ — REVOIR — 2025

Dr Jacques COULARDEAU · 2025-06-24 09:39 · 0 claps · 8.7 min read paywalled
#drogue #hashish #clermontferrand #teens #foster-care
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GRAFFITI, ÇA PROFITE, LA CHAUX VIVE, T2C GRAFFITÉ

LAURENT MATHOUX — LES PETITS PRINCES DE LA CITÉ — REVOIR — 2025

Ce dernier — mais est-ce vraiment le dernier ? — roman de Laurent Mathoux met littéralement les petits plats dans les grands, ou vice versa, j’entends les petits matous dans les grands, et qu’on m’entende bien, vous resterez galvanisés d’horreur et de dégoût quand le chat d’Abdul sera finalement pelé comme un lapin et cuit en sauce de survie pour ne pas mourir de fin à Gaza. C’est loin de Saint Jacques, même en louchant fort.

Mais ils ne pourront pas s’en resservir une assiette car une bombe tombera dans le plat et il n’y aura pas un seul survivant, à Gaza. Et la bombe, elle venait d’où ? Mais du ciel mon frère. Elle était divine. Certes, mais de quel dieu ? Celui d’Isaac, le fils légitime bien que second de choix spermique d’Abraham, ou celui d’Ismaïl, le demi-frère d’Ismaïl, le « faux » fils d’Abraham et de l’esclave arabe de sa femme ?

Je ne sais pas ce qu’il y a de plus horrible dans cette histoire : le chat anti-famine, l’école à Gaza servant de camp de repli pour le Hamas et pour les civils qui n’ont plus aucun choix, la bombe dans le chat en sauce, l’indifférence du monde à ces millions de gens qui meurent tous les jours — sans qu’on les compte plus — de faim dans le camp de concentration qu’est devenu Gaza bouclé et progressivement déconstruit et apuré de ses résidents palestiniens apeurés par les bombes et la réalisation — car il n’est jamais trop tard pour réaliser la vérité — que la vie est mortelle. Quoi qu’on en dise ou croie, ou ait pu en croire, car une fois la mort venue il est trop tard pour changer d’opinion.

Le cri de ralliement contre Franco en son temps était

« Viva la Muerte »

mais à Gaza contre le Benjamin que vous savez le cri de ralliement avant de passer l’arme à gauche c’est

« Mourons Tous d’Une Mort Affamée ».

Je crois que cela s’écrivait en un autre temps Buchenwald où Ernst Thaelmann est mort en cellule à gauche de l’entrée célèbre, « Arbeit macht frei, » avant d’être brûlé dans un crématoire. J’y suis entré dans cette cellule deux fois.

Certains me murmurent que de tels ghettos de mort ont eu nom Varsovie en un autre temps, le temps d’Auschwitz. Mais dans cette triade de cas on était resté, à la première lettre de l’alphabet, Adolf pour les intimes, sans jamais monter jusqu’à la lettre B pour Benjamin, de son patronyme “YHWH a donné”, donc Benjamin Don-de-Dieu par patronyme sacré. Mais de quel dieu parlons-nous, Osiris-Isis-Horus, vous savez, la triade infernale du Louvre. Il est de mauvais présage de brandir leurs noms ou leur photo.

Osiris — Isis — Horus — La Triade Infernale

Osiris — Isis — Horus — La Triade Infernale

Ce dernier roman a donc un goût de soufre et une odeur de mort-aux-rats. Je vous en promets un plaisir pervers et une jouissance exquise, comme une mort mentale qui vous emportera pour toujours dans les quartiers ruiniformes de Thiers, avec quelques escapades à Saint Jacques, mon saint patron divin, le frère de Jésus mort lapidé à Jérusalem par les prêtres du Temple, ah ! Saint Jacques où j’ai perdu ma prostate. Mais de bout en bout vous aurez le malheur pour vous et le bonheur pour plus tard ou jamais.

Une bande de jeunes ados qui ont juste l’âge de consentir, sans qu’ils sachent à quoi que ce soit ou à quoi que ce pût ou aurait pu être, mais ça leur monte à la tête et les voilà-t-y pas — remarquez l’y grec auvergnat — qu’ils se voient comme Perrette au sommet de la gloire, court vêtus et leur besace de dope en garde sécure un peu plus loin, les rêves d’argent facile de la drogue. Et le livre est un vrai manuel universel de comment on met en place un réseau de distribution des vitamines psychédéliques à trois ronds et cinq euros.

Le Maître Chat dans sa cuisine

Le Maître Chat dans sa cuisine

Que cela s’appelle un four — crématoire dur à cuire, selon Le Pen père — ou un charbonnage ou une carbonisation, ou encore une carbonite aiguë (qui risque de vous donner une charnelle bite en bois de fayard, notre hêtre local), car cela carbure avec des bébés de seize ans qui croient qu’ils sont invincibles et qu’ils peuvent tenir tête à tous les flics du monde, même les apôtres de l’expatriation expulsive que sont les agents fédéraux de l’U.S. Immigration and Customs Enforcement (ICE) qui vient prendre possession d’enfants immigrés illégaux, sans papiers, dans les écoles primaires américaines pour les expulser sans habeas corpus, sans défense et comparution devant un juge dans les 24 heures qui suivent. Mais très bientôt on pourra avoir une carte verte américaine et même un passeport américain si on accepte d’être la chair à canon américaine en Iran ou en Ukraine, les nouveaux épisodes après l’Irak et l’Afghanistan, en sens inverse d’ailleurs historiquement, car l’Afghanistan est venu en premier.

Saint Jacques, tous bien bandés pour une foire d’empoigne

Saint Jacques, tous bien bandés pour une foire d’empoigne

Si vous voulez lancer une opération de distribution de bonbons à l’acide LSD dans un quartier passant de nos villes, comme le rond point Goldorak à Thiers ou la Place Saint Jean à Ambert, ou les stations Léon Blum ou La Chaux de Saint Jacques, lisez ce roman qui est typiquement un manuel du dealer de drogue pour les — comment dit-on d’ailleurs ? — les nuls, les cons, les bargeots, les malingres du cerveau ? Je ne sais plus vraiment. Le Mathoux fait dans le détail et sachez que la Gare Routière de Clermont Ferrand est la plaque tournante des dealers qui n’ont pas encore le droit d’acheter des capotes anglaises dans les pharmacies. Ne le leur dites pas, car ils ne savent pas encore ce que c’est que des capotes anglaises qui sont des French Letters en Angleterre et qui ne sont pour eux que des « préservatifs » qui sont comme un hybride de « préserver » et « natif », ou est-ce « pressentir » et « naïf ». Mais comme ces jeunes sont grossiers comme des dockers en rut, ils rejetteraient ces préservatifs car le plaisir, le vrai plaisir pour eux, est dans leurs commandements chrétiens comme « tendre l’autre jouir » puisque les hommes en ont deux et « De Profundis Dégoulirium Hormonalecum ». C’est du Latin mon frère, pas du Latin de messe mais du Latin de collège bien sûr.

Déshabillez-les, les loubards et les loubardes de Saint Jacques

Déshabillez-les, les loubards et les loubardes de Saint Jacques

Mais si vous avez encore un peu d’empathie pour tous les ratés du monde quand vous atteindrez la page 221 vous pourrez vous demander si la kalachnikov était une arme d’assaut militaire ou bien un cure-dent un peu radical. Certains me disent que c’est aussi très efficace pour la constipation, juste avant que le tireur presse la gâchette. Alors celui qui sera mort dans quinze secondes relâche toutes ses bondes et ouvre tous ses robinets. On me dit que cela sent plutôt mauvais, la chiasse de la peur de mourir juste avant qu’on meure une bonne fois pour toutes. Mais je ne sens plus rien. J’ai perdu l’odorat cinq ans avant le COVID.

Et n’y perdez pas la foi, s’il vous plait. Car toute l’empathie du monde est dans la foi, une autre connaissance savante du collège.

« Il était une fois dans la ville de Foix un marchand de foie qui une fois n’est pas coutume décida, ma foi, de s’en remettre pour une fois qui ne saurait foirer à foison sans foisonnement car les fois sans foi finissent toujours en queue de foisson, oh ! pardon, en queue de poisson, et ça c’est vraiment la poisse toutes les foisses que cela se fouraille au foirail de la camelote embourbée dans l’impuissance frigide d’un castrat au raz de l’abdomen. »

Il semble bien que ce soit la première chose qu’il ait perdu, notre Diego, avant la vie au profit de la mort apportée par la troisième balle dans le cœur. Ses bijoux de famille encore vierges avec la première balle dans son coït en bois de trique interrompu juste avant de produire sa liqueur sirupeuse d’orgeat. Mais ce sera pour une autre fois dans une autre vie car il vient juste de perdre ses amandes.

Habillés façon de parler, pour ces jouisseurs de la rue et des terrains vagues

Habillés façon de parler, pour ces jouisseurs de la rue et des terrains vagues

Non je n’aime pas les matous, mais je dois dire que celui-ci devrait réinventer les soirées bachiques dans quelque estaminet d’un quelconque pays minier car il pourrait alors expectorer le langage imagé de notre jeunesse qui ne sait plus parler qu’en SMS. Mais non pas « short message service » plutôt « Suck Me Sucker », (de mon temps au Collège Moderne, Lycée Municipal de Bordeaux pour garçons, le tourmenteur moitié voyou moitié violeur aurait dit à sa victime dans les toilettes mal surveillées car il fallait bien que les garçons soient des garçons, « Suces-moi le jonc, Salope », et je me demande si ce violeur moitié voyou n’aurait pas dit « pédale »). je suis sûr que mon père pourrait gagner le grand prix national du langage ordurier car il n’avait que des mots rugueux et grossiers qui dégoulinaient de testostérone. Vous savez « De Profundis Dégoulirium Hormonalecum ». Je jouerais aisément le rôle de Satanas — ou est-ce Fantomas ? — et notre Mathoux local pourrait s’écrier « Rétrograde Satanas, si tu ne veux pas que ta trottinette électrique finisse en bouillabaisse, avec ou sans chabrol ».

Et si vous n’avez pas complètement perdu le sens de l’humour noir et le plaisir des yeux, pas plus s’il vous plait, jetez vous à corps perdu et totalement dénudé dans les huit romans de notre chat persan de service. Oui, je sais, la Perse c’est aujourd’hui l’Iran qui parle le farsi, c’est à dire le persan, comme d’ailleurs la majorité de la population de l’Irak, ce que Bush, les deux présidents qui avaient le cerveau en broussailles, avaient oublié et ils avaient enseigné l’arabe à leurs sbires en uniformes, la langue de Saddam Hussein. G rand Dieu, leur a fait.

Et oui, huit couvertures

Et oui, huit couvertures

Et ce n’est qu’un aurevoir, jusqu’au neuvième roman, mais NEUF-9 c’est l’apocalypse. Qu’est-ce que L’Mathoux, il va bien pouvoir nous y inventer.

Bon été. Cette critique ne sera pas en anglais car il faudrait au moins une équipe de cinq traducteurs professionnels pour réussir à mettre en anglais ce galimatias sans fin ni commencement. Mais putain de merde, c’est bien là le plaisir, comme dirait mon père, la merde au cul la chemise y colle.

Dr Jacques COULARDEAU

Trop Tard c’était la semaine dernière, et même il y a dix jours.

Trop Tard c’était la semaine dernière, et même il y a dix jours.

PRÉSENTATION DE ULULE, LE DÉMARCHEUR ET VENDEUR

Dans Les Petits Princes de la cité, Laurent Mathoux dresse le portrait brut et poignant de deux adolescents perdus entre rêves d’argent facile et ruptures familiales. À travers les trajectoires de Diego et Elvis, il dévoile l’envers du décor des cités françaises, avec une plume aussi vive que réaliste. Un roman fort, sans concession, qui interroge nos regards sur la jeunesse, la débrouille, et la difficulté d’échapper à son milieu. Venez découvrir une histoire à la fois rude et profondément humaine.

Extrait N°2 Page 86 :

« Momo montra du doigt les jeunes qu’il avait placés aux points cardinaux du carrefour.

Autour du charbonneur, il y a d’autres guetteurs. Y’en a un là-bas, un autre là, et un ici déclara Momo en montrant du doigt les gars placés aux points névralgiques du carrefour. Chacun reste dans son coin et surveille sa zone. Hors de question de se regrouper et de discuter. Les groupes de jeunes, ça inquiète les clients. C’est pour ça que je ne fais pas bosser les potes ensemble. Ça forme vite une bande, ça chahute, ça fait les cons et ça ne surveille plus rien. C’est comme ça que les emmerdements arrivent. Je paye et tu bosses pour moi. T’es pas là pour rigoler, mec. T’as pigé ?

Intimidé, Diego acquiesça. »

Saint Jacques, Priez pour nous

Saint Jacques, Priez pour nous


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