J’sais pas quoi faire ! — Kit de survie à l’apragmatisme
Je préfère prévenir : je ne suis ni médecin ni psychiatre. Je vous décrirai donc avec mes mots simples ce que je vis et comment j’y fais…
J’sais pas quoi faire ! — Kit de survie à l’apragmatisme
Je préfère prévenir : je ne suis ni médecin ni psychiatre. Je vous décrirai donc avec mes mots simples ce que je vis et comment j’y fais face.
Qu’est-ce que l’apragmatisme pour moi ? C’est de se trouver dans une situation mentale où l’on a l’impression que quelque chose cloche, mais où on n’arrive pas à identifier ce qu’est ce quelque chose et où on est encore moins en capacité de trouver une solution au prétendu problème. L’apragmatisme, c’est l’inconfort inconnu insolvable.
Quand je suis plongé depuis trop longtemps dans cet inconfort, je suis tiraillé, nerveux, je perds ma lucidité, mes jambes et mon corps ne tiennent plus en place : je commence à trembler des jambes, il faut que j’aille marcher, pour canaliser cette excitation. L’excitation et la tension de mon corps proviennent du fait que, se trouvant dans un inconfort d’origine inconnue, mon corps se maintient en alerte pour réagir à un incident qui pourrait surgir de nulle part. Mon corps se tend tel une marmotte sur ses gardes, qui surveillerait dans le ciel les indices de l’approche d’un aigle.
Autre technique de fuite inavouable que j’emploie quand la plongée dans l’apragmatisme devient insupportable pour moi : quand je me trouve au milieu d’une tornade de pensées négatives, inquiétantes ou dévalorisantes, j’allume la télévision pour atténuer le cri des pensées. La télé produit un bruit blanc qui atténue mon chaos intérieur. Encéphalogramme plat.
Dans un monde qui valorise la proactivité, être apragmatique, c’est un handicap.
Dans un monde qui demande de l’action et de la réaction, être apragmatique, c’est un handicap.
Dans un monde où surnagent ceux qui ont les bons réflexes, être apragmatique, c’est un handicap.
J’écris cet article pour moi, afin de me remémorer les techniques sur lesquelles je peux m’appuyer quand je me trouve en difficulté. Je l’écris aussi pour d’autres, au cas où ces quelques techniques pourraient leur être utiles.
L’expérience m’a enseigné que parler de ses problèmes ne les résout pas et aussi que comprendre les causes de ses problèmes ne les guérit pas. La thérapie allège mais ne guérit pas. Elle permet tout au plus de conscientiser, et c’est déjà une belle réussite. Comprendre vos conditionnements ne vous rendra pas l’instant plus facile. Il vous permettra de le vivre plus consciemment. Le travail qui consiste à surmonter vos démons n’en est pas amoindri. Il est simplement éclairé par l’aide de la thérapie. Ce que je compte donc partager avec vous ici, ce ne sont pas des solutions ni une guérison, mais plutôt des techniques pour traverser les difficultés, des outils pour se comporter en adulte face aux obstacles.
Je vis fréquemment dans l’inconfort de l’apragmatisme et j’ai recours à des images mentales pour surmonter ces épreuves. Pourquoi des images mentales ? Parce qu’elles sont ce que j’ai trouvé de mieux pour communiquer avec mon cerveau profond et l’apaiser. En utilisant la symbolique de mon inconscient, qui m’est propre. Mes codes visuels ne sont pas les vôtres, mes références et mes points de repère ne sont pas les vôtres : je vous invite à construire vos propres images mentales à partir de vos propres souvenirs, de vos propres mythes, de vos propres croyances.
Comment lire ce texte ? Piochez-y où vous voulez, quand vous en ressentez le besoin, les idées qui font sens dans la situation qui est la vôtre. Dans l’instant, consultez la partie qui vous parle le plus et voyez si elle vous aide à traverser votre épreuve.
J’introduis cet article par une partie autobiographique pour y ajouter de l’incarnation. Cette partie aidera certains d’entre vous à se projeter dans les paragraphes suivants. Elle en rebutera peut-être d’autres (nous sommes ici pour parler technique, pas pour raconter nos vies après tout !) : dans ce cas, ignorez-la et passez directement à la pratique.
Mon diagnostic
Psychose ordinaire. Voici comment me décrit mon psychiatre après quelques mois d’étude et après deux passages d’une semaine aux hôpitaux psychiatriques de Carpentras et de Sainte-Anne. Qu’est-ce que ça veut dire ? Un bipolaire qui n’a pas de sautes d’humeur ? Un schizophrène pas totalement paranoïaque ? Laissons-là les qualificatifs d’expert et venons-en aux faits.
Si je devais décrire ma condition, je dirais que j’ai une maladie mentale qui me fait percevoir et ressentir le monde de manière perturbée, ce principalement de deux manières. Premièrement, l’apragmatisme. Deuxièmement, l’appréhension de l’exposition.
Apragmatisme : je me trouve dans un inconfort apragmatique (si cette expression est correcte) lorsque je suis au travail et que je n’ai plus rien à faire d’urgent, ou lorsque je suis en week-end et qu’il est urgent de ne rien faire, ou à des évènements sociaux informels où rien de productif n’est attendu (pot de départ, réunion familiale, dîner entre amis). A me trouver dans une situation sans attente objective, j’ai une petite voix dans ma tête qui me fait pressentir que j’ai oublié de faire quelque chose, que j’ai fait quelque chose mal qu’il faudrait que je corrige immédiatement, que les autres vont penser à mal de moi parce que je ne me serais pas comporté correctement.
Apragmatisme : je me trouve également dans un inconfort apragmatique lorsque de grands préparatifs logistiques ont lieu autour de moi et que j’ai du mal à trouver en quoi je pourrais me rendre utile, ou lorsqu’on me demande mon avis critique sur une situation. A me trouver dans une situation où actions ou décisions sont attendues de ma part, je suis assailli et assourdi par les scénarii catastrophe inquiétants où l’autre me rejette si je ne correspond pas à ses attentes. Lorsque les éléments vont trop vite autour de moi, ce bruit m’assourdit et engourdit mon cerveau qui reste tétanisé.
Appréhension de l’exposition : prise de parole en public, prise de décision, prise de position, réception de feedback sont un ensemble de situations où je suis vraiment mal à l’aise. A l’inverse de l’apragmatisme que je commence à apprivoiser, je n’ai ici pas de technique simple pour gérer ces situations d’exposition, si ce n’est de s’y entrainer et de les pratiquer progressivement, à petites gouttes. Un chemin sur lequel je suis tout-à-fait novice et qui ne fera pas l’objet de cet article.
Pour en finir avec « moi, ma vie, mon œuvre » : je me suis fait la réflexion que mes deux maux (apragmatisme et exposition) pourraient être issus d’un mal commun : un grand souci du jugement de l’autre. En effet, mon apragmatisme a à voir avec la culpabilité (car il me fait penser que j’ai mal fait quelque chose), donc avec ce que les autres pensent de ce que je fais. Et mon appréhension de l’exposition est à son paroxysme lorsque des échéances d’exposition approchent, donc dans des instants où je suis particulièrement et personnellement soumis au jugement de l’autre. C’était une petite pensée très personnelle qui intéressera plus les analystes que les chercheurs d’astuces.
Venons-en maintenant aux faits : quelles techniques de survie à l’apragmatisme vais-je vous partager ?
Le pilote désorienté
Quand ma sœur me demandait de lui décrire mon mal-être, cela faisait quelques mois que j’avais déjà en tête les images que j’allais pouvoir utiliser pour le lui représenter. S’agissant de l’apragmatisme et de la psychose ordinaire, je m’appuie sur l’image du pilote d’avion qui souffre de désorientation spatiale. Je cite Wikipédia :
« La désorientation spatiale est la perte d’orientation qui peut être subie par un pilote d’avion dans certaines conditions. Elle se traduit par des incapacités de nature sensorielle. La perception d’informations spatiales telles que la position, l’altitude ou l’orientation du déplacement de l’appareil et la verticale peut être altérée. »
Ce pilote a la sensation que l’avion plonge, alors que les cadrans de son tableau de bord lui indiquent que tout va bien. Ainsi, dans certaines situations qui peuvent paraitre anodines, je ressens une sensation de mal-être, d’urgence, de crainte, de fatalisme, d’alerte. Mon corps se tend, devient nerveux, mes mains tremblent, mes jambes tremblent, ma voix tremble, je transpire. Et pourtant, dans la majeure partie des situations, tout se passe bien. Mon corps s’est inquiété pour rien.
Dans ces situations, je me réfère à l’image du pilote désorienté et je suis à la lettre la règle adaptée : faire confiance au tableau de bord et ne pas écouter son instinct. Les pilotes ainsi désorientés essaient de ne pas écouter leur ressenti et dirigent l’avion purement « intellectuellement », en se fiant aux données impartiales de navigation. Attention : le tableau de bord, ce ne sont pas les sensations que je ressens. Le tableau de bord, c’est une analyse froide et distante de la situation. Rester logique dans l’épreuve, tenter de garder les idées claires, passer outre les sensations (même inquiétantes) que l’on peut vivre. Il faut dissocier une situation (qui est ce qu’elle est) du ressenti perturbé (que je peux en avoir).
Donc, il s’agit de traverser ses sensations en faisant confiance à un constat calme de la situation. Mais faire tout cela est compliqué, s’il n’y a pas de gain à la clé. Le pilote qui combat ses instincts a un objectif qui le fait tenir : l’aérodrome qui l’attend après cette déconvenue. Donc, de notre côté, nous pouvons nous raccrocher à un objectif qui nous motive (cf. paragraphe ultérieur La Mission). Et se rappeler que ce désagrément n’a généralement qu’un temps. Une fois le contexte changé, le monde intérieur peut revenir progressivement au calme. Après la pluie, le beau temps. Généralement, tout se passe plutôt bien. Un peu de bon sens nous conseillera d’agir de manière ajustée et correcte dans telle ou telle situation.
En termes de bon sens, ma référence ce sont les 10 commandements. Suivre ces préceptes aide à traverser bien des épreuves. La majorité des 10 commandements est exprimée sous forme négative : « Tu ne … point ». Qu’est-ce que cela veut dire pour moi ? Qu’il ne s’agit pas de faire (et de faire potentiellement des erreurs) mais plutôt d’éviter de faire (des erreurs). Le bon sens, c’est simple, humble, modeste : c’est de ne rien faire d’extravagant, rien de hors du commun, c’est de se cantonner au nécessaire. Le bon sens est dans l’économie raisonnée d’action.
Aux heures d’incertitude et de désarroi, il est sage et sain de continuer à marcher sur la route toute simple du quotidien. Dans mon exemple, je sais à peu près me comporter en société : certes j’aurai peut-être l’air un peu gauche mais les gens ne vont pas non plus me rejeter du groupe simplement pour cette facette cabossée de ma personnalité.
Le kayakiste
Attention toutefois, les cadrans de tableau de bord qui analysent froidement une situation aident à survivre un temps, mais il s’agit de persévérer dans cette pratique sur le long terme. Pour apporter du positif à la situation et nous motiver dans la durée, usons d’une nouvelle image positive : celle du kayakiste dans les rapides. Quand il est dans des rapides mouvementés, le kayakiste ne contrôle presque rien. Toutefois, deux traits positifs sont à noter de cette image : le kayakiste navigue avec les flots (même s’ils sont tumultueux) et il prend du plaisir.
Quelles leçons pouvons-nous en tirer ? Quand je me trouve dans une situation inconfortable, j’identifie les éléments de la situation sur lesquels je suis en contrôle, je les gère au mieux, je fais avec les éléments qui sont hors de mon contrôle, j’identifie les aspects de la situation où je peux prendre du plaisir (s’il y en a) et j’en profite 😊
Le moine ou la gare de triage
Je partage avec vous une troisième image : celle du moine. Quand vous vous trouvez dans le tourbillon de pensées négatives ou dévalorisantes, habituez-vous à faire le tri dans vos pensées, comme un moine en méditation. Vous êtes le maître à bord et vous pouvez sélectionner quelles pensées restent et quelles s’en vont. Ainsi donc, interrogez les pensées qui vous viennent :
Sont-elles négatives ? Sont-elles sombres ? N’offrent-elles pas de solution ? N’offrent-elles aucune porte de sortie ? Véhiculent-elles du ressentiment ? Sont-elles dans le jugement, envers soi ou envers les autres ? Evacuez immédiatement ces pensées et passez aux suivantes !
Sont-elles positives ? Laissent-elles le choix ? Rayonnent-elles d’envie, de joie ? Aimez-vous vous retrouver dans ces pensées ? Vous sentez-vous bien dans ces pensées ? Vous sentez-vous en paix ? Gardez ces pensées, arrosez-les, entretenez-les !
Négatif ? Non ! Positif ? Oui !
Le négatif mène à un cercle vicieux destructeur, le positif mène à un cercle vertueux créateur.
Le receveur
La création est une illusion (en tant qu’acte de créer). On ne crée jamais vraiment, on ne fait souvent que copier ou modifier ce que d’autres ont fait avant nous.
Voici une nouvelle image, sur la thématique du tennis : on peut se représenter le monde en deux catégories — les serveurs et les receveurs. Les serveurs, ce sont les créateurs. Les receveurs, ceux qui leur répondent. Dans mon exemple personnel, par ma condition, j’entre dans la catégorie des receveurs. Est-ce si grave ? On aurait tendance à valoriser les serveurs, n’est-ce pas ? Eh bien contre toute attente, je suis fier d’être receveur. Un candidat au titre de meilleur joueur de l’histoire, Novak Djokovic, n’est-il pas connu pour être un très grand receveur ? Bien recevoir est une grande qualité tennistique : serait-ce également une grande qualité dans la vie ?
Quelles leçons tirer de cette image et de ce sportif ? Certes je ne suis pas une personne qui prend des initiatives, certes je ne suis pas une personne qui prend les devants, mais, pour être équilibré, le monde a besoin de personnes comme moi. Le monde a besoin des deux : serveurs et receveurs. Ainsi, quand je me trouve dans le brouillard, quand je manque d’initiative, j’attends que le monde m’envoie la balle, ou il m’arrive même parfois de demander qu’on me la serve. C’est mon rôle : je renvoie.
Plutôt que me considérer comme une occasion de problème, me considérer comme acteur de la solution
Vous avez dû croiser des études américaines sur ces deux états d’esprit :
- Fixed Mindset : croyance que les capacités intellectuelles et les talents sont innés et immuables. Les individus avec ce type de mentalité évitent les défis, craignent l’échec et voient l’effort comme inutile, pour ne pas révéler leurs limites. Ils abandonnent face à l’échec et croient que leurs talents sont limités.
- Growth Mindset : croyance que les capacités peuvent être développées grâce à l’effort, l’apprentissage et la persévérance. Les personnes avec cette mentalité accueillent les défis, voient l’échec comme une opportunité d’apprentissage et valorisent l’effort. Elles persévèrent face aux obstacles et développent de nouvelles compétences.
(source Qwant)
Ce qui m’intéresse ici, ce n’est pas de faire de la psychologie positive ou d’encourager une activité frénétique permanente. Ce qui m’intéresse, ce sont les leçons que nous pouvons en tirer en tant qu’apragmatiques. En lisant ces quelques lignes, nous en revenons au slogan « Négatif ? Non ! Positif ? Oui ! » car :
-
le Fixed Mindset fige et juge (c’est le Non)
-
le Growth Mindset construit et améliore (c’est le Oui !).
Dans mon cas, quand je me trouve dans une situation d’inconfort, il m’arrive de me répéter : « je suis acteur de la solution (Oui) et pas occasion de problème (Non) » Il n’y a souvent pas de vrai problème de réelle ampleur et certainement que je ne suis pas le problème : par contre il y a des solutions, à construire.
Par exemple, quand je me sens dans une situation d’exposition et de jugement, je me dis : « Ce n’est pas à propos de moi, c’est à propos d‘eux qui cherchent une personne pour les aider. Ce n’est pas eux qui me jugent, c’est moi qui essaie de répondre à leur besoin. » J’essaie de tourner l’angle de vue sur la situation à mon avantage, pour être en contrôle de ce que je peux contrôler et pour ne pas me laisser écraser par la situation. Rester aux commandes, mentalement.
Finalement, la solution ne tient pas dans le « quoi » mais plutôt dans le « comment » : elle tient dans l’état d’esprit qui nous anime. Quoiqu’il m’arrive, je suis capable de vivre l’évènement comme un grand, comme un adulte, au meilleur de mes capacités. Ma mission, celle que je me suis fixée, c’est de construire des souvenirs positifs de toute situation, en donnant le meilleur de moi-même avec mes limites et mes moyens.
Il n’est pas question d’être ou pas malade, il est question de célébrer la vie tel que l’on est.
Nous avons vu de bonnes techniques pour surmonter les épreuves, nous avons étudié l’état d’esprit à cultiver mais nous ne tiendrons pas sur le long terme si nous n’avons pas du carburant. De type renouvelable. Et renouvelable à l’infini s’il vous plait. Cherchons donc l’étincelle qui pourrait nous animer.
Personnellement, ce qui m’alimente, c’est une joie petite et simple, celle d’être là, ici et maintenant. J’ai la chance et le privilège d’exister, alors que je pourrais très bien voguer dans le néant. Cette chance de voir, de respirer, de toucher, de vivre, de faire partie de cette planète et de ce monde. Quand je suis dans le désespoir, j’y reviens. Je visualise une petite bougie allumée dans mon cœur, qui me fait vivre, exister et je trouve ça bien ! Simplement et initialement, la joie d’exister et de jouer au jeu de la vie. Voici la force intérieure qui fait les grands saints : la certitude d’être aimé.
La Mission
Nous avons des techniques de survie, nous avons le mental et nous avons aussi du carburant, mais où va-t-on maintenant ? Concernant la direction à suivre, nous sommes totalement libres. C’est nous qui décidons où nous voulons aller et qui nous voulons être. « Je choisis ma place, je crée ma place ».
C’est le but de la « Mission ». La Mission est propre et intime à chacun. Elle est ce qui va vous faire vous lever le matin et dompter les épreuves. Elle est l’intérêt personnel que vous trouverez à faire face à ces épreuves. La Mission est l’éclair de lucidité qui vous fera enjamber les difficultés.
Posez-vous la question : « Comment pourrais-je me sentir joyeux et satisfait même en étant apragmatique ? » Ma réponse fut : « Il faut que je me sente utile. » Et je me sens utile quand je remplis ma mission.
Pour partager mon expérience, voici la mission que je me suis fixée : être un mari aimant et un tuteur pour mes enfants (tuteur au sens botanique : qui aide à grandir vers le soleil). Rien de bien original ? Certes, mais c’est ce qui m’anime vraiment. Entre nous, ce choix de mission est aussi intéressé et égoïste : car l’amour de mes proches est un puissant levier pour moi pour traverser les épreuves de la vie !
De la douceur
Via le partage de ces techniques, je m’efforce de proposer des astuces pratiques et réalistes. Évitons les bonnes résolutions ambitieuses et culpabilisantes, que nous ne tiendrions pas sur le long terme et qui nous accableraient de regrets.
C’est pour cela qu’il est important à mes yeux de conclure en soulignant l’importance permanente et soutenue de la douceur. Soyons à l’écoute de nos besoins. Accordons-nous le droit de ne pas être parfaits. Accordons-nous le droit à l’erreur, le droit de tomber et de nous relever lentement.
Dans mon cas, je suis assez sain pour ne pas être en institution et je suis assez malade pour être reconnu travailleur handicapé. Je suis mi-sain, mi-malade. Soyons réalistes : il ne faut pas que je m’attende à réagir en toutes situations de manière totalement accordée et en individu sain. Il faut que je prenne conscience de mes limites et que je les accepte. Il faut que j’apprenne à laisser leur place à mes limites.
Vivre d’espérance, modeler doucement ma vie, prendre ma vie en main. Faire comme si j’étais le seul en charge, à mon rythme, faire ce que je peux avec mon cerveau fêlé d’enfant. Toujours rester tourné vers le positif.
Petite phrase à se répéter quand en difficulté : « Je ne suis pas parfait mais j’ai le mérite d’exister. »
Donnez-vous de la douceur, vous êtes le mieux placé pour le faire !
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