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Joker de Todd Phillips : une relecture d’une icône de DC

Dans Joker, Phillips livre une vision surprenante du personnage du Joker, d’un esprit criminel excentrique dans les précédentes versions…

Guénolé Castellan · 2026-06-01 11:36 · 30 claps · 1.8 min read
#cinema #film-reviews #joker #dc-comics
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Joker de Todd Phillips : une relecture d’une icône de DC

Dans Joker, Phillips livre une vision surprenante du personnage du Joker, d’un esprit criminel excentrique dans les précédentes versions, on rencontre un esprit malade, comédien raté et méprisé par la société.

Affiche du film Joker sortie en salle le 9 octobre 2019.

Affiche du film Joker sortie en salle le 9 octobre 2019.

Une réinvention du vilain le plus populaire de DC Comics

Là où les précédentes versions du clown prince du crime montraient des esprits criminels excentriques s’épanouissant dans le chaos, Joker montre Arthur Fleck (futur Joker), un clown raté, méprisé par ses pairs et ayant été maltraité enfant qui dissocie petit à petit jusqu’au moment où il sombre complétement dans la folie et que le peu d’Arthur Fleck restant laisse place au Joker, un clown criminel méprisant de la société. La prise de contrôle de Joker sur Arthur Fleck est illustrée par la scène de l’escalier où rire maniaque et danse montrent un abandon total de Fleck à la folie.

Le réalisateur lie le destin de son personnage à celui de Gotham, au fur et à mesure que l’alter-ego de Fleck émerge, le mécontentement des citoyens de Gotham grandit. Ces trajectoires culmineront à la fin du film avec l’une des scènes les plus iconiques du film : le talk-show qui, tournant à l’humiliation publique, provoque le chaos.

Un personnage incarné

Joker est aussi une performance de son acteur : Joaquin Phoenix. Allant jusqu’à perdre 23 kg pour personnifier un Arthur Fleck décharné. De même, le rire maniaque qui ponctue le film et qui semble faire souffrir son acteur nous fait passer de la pitié à la peur tout au long du film. Il a d’ailleurs justement été récompensé d’un oscar pour cette performance totale.

Une critique sévère de la société de classes

Au-delà de l’ “origin story”, le film adresse aussi une sévère critique des inégalités sociales qui gangrènent Gotham. Joker devient malgré lui le symbole des habitants pauvres de Gotham qui veulent se soulever contre le système. L’acte qu’il commet en direct à la télévision sert d’étincelle à un embrasement social aboutissant aux événements de la fin du film.

Joker est un souffle nouveau dans l’univers DC et s’inscrit dans une lignée plus sombre des nouveaux films DC aux côtés de *The Batman et de la série The Penguin. Si ce premier volet fut un souffle nouveau, le second film s’est révélé être un crash complet tant au box-office que dans les choix du réalisateur. D’ailleurs, vous pouvez retrouver ma critique de Joker — Folie à deux* ici. N’hésitez pas à aller lire celle-ci et commentez.


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