THREE AVENGERS, SIX VICTIMS, PLUS EXTRAS!
HENRY HATHAWAY — JOHN WAYNE — TRUE GRIT — 1959
THREE AVENGERS, SIX VICTIMS, PLUS EXTRAS!

HENRY HATHAWAY — JOHN WAYNE — TRUE GRIT — 1959
THREE AVENGERS, SIX VICTIMS, PLUS EXTRAS!
John Wayne and his films are a big chunk of what the whole world believed, after the Second World War, about what the American Dream was. It is the dramatic and sad fact that this country has so little history, is composed of so many people from so many different cultures, religions, countries, and so many refugees projected by history, or self-projected into a myth that ends up having no history, being cut from all history of the world. Their manifest destiny is then to turn themselves into the dream-history or the history-dream of the whole world that has to enter it and submit to it.
When you do not have a history attached to a country that is your origin, a continent that is your planet, you have to dream it, and John Wayne is one of those who have dreamed the history of Americans. In this film, it is only one small part of that dreamed American turned nightmarish for most (the bad ones and a few innocents) and fairytale-ish for the profiteers who have killed their opponents, rejected as outlawed (by the sole law of the shooters and killers) bandits. The dream of a people among whose members the only rule is violence, legal violence with three hangings at the opening of the film; totally illegal violence though justified but without any court decision, just the decision of one person who has — in his or her mind, if he or she has a mind — to correct some evil, like Mattie Ross who has to kill the man who killed her father; even worse, totally immoral and unethical violence of plain murderers who love killing, love torturing, love taking hostages, and love victimizing people.
But these films reduce the dream to a simple series of violent acts with a lot of guns shot at least ten times too much, too often, and the whole film wants that shooting, definitely overshooting, to be the acme of loyalty, justice, morality, and courage, and they call all that grit in this film. Unluckily, “grit” is not a civil right or a civil ethical value. It is just the plain sign of a people who have no history because they are refugees dreaming of something better than the hell, so they say at least, they had at times experienced in their original countries. Naturally, they end up being even worse than the un-human, in-humane and anti-empathetic political figures they ran away from.

The Rooster vs Le Beuf, in français in the text, Le Coq contre The Ox
America, I mean, of course, only the USA, is going through a phenomenal Post-Traumatic-REFUGEE-Stress-Syndrome, and they have nowhere to go back to. So, they dream of Making America Great Again, and they consider their ordeal before they migrated from their original countries to the US. And then they turn that hell into a dream, and they become paranoid, repetitive, compulsive, and obsessional. And the spiral of the maelstrom of hell is ingesting them away, starting with the feet so that they have a long time ahead to go through, and suffer, yell, howl, and a few more of the long list of howling pains along this line.
So, John Wayne does not kill them all, and Mattie Ross is able to survive the great fall into a cavern, the great meeting face to face, nose to nose, with a rattlesnake, and even her being called a hero (not too much since she is a woman, and heroin is nothing in the Far West where women, when becoming deadly, are nothing but Calamities). And vengeance instead of justice is for all and survives even the end of the world.
That’s what happens when the authors only use one of their two eyes to read history. They skip one line out of two, and they enjoy the mess that develops from this hysterical/historical ranting and raving.
Dr. Jacques COULARDEAU
VERSION FRANÇAISE
TROIS VENGEURS, SIX VICTIMES, PLUS FIGURANTS SUPPLÉTIFS!
John Wayne et ses films représentent une part importante de ce que le monde entier croyait, après la Seconde Guerre mondiale, être le rêve américain. C’est une réalité dramatique et triste que ce pays ait si peu d’histoire, soit composé de tant de personnes issues de cultures, de religions et de pays si différents, et de tant de réfugiés projetés par l’histoire, ou auto-projetés dans un mythe qui finit par n’avoir aucune base historique, coupé de toute l’histoire du monde. Leur destinée manifeste est alors de se transformer en histoire-rêvée, ou en rêverie-historique du monde entier qui se doit d’y entrer et de s’y soumettre.

Quand on n’a pas d’histoire attachée à un pays qui est notre origine, à un continent qui est notre planète, il faut la rêver, et John Wayne est de ceux qui ont rêvé l’histoire des Américains. Dans ce film, ce n’est qu’une infime partie de ce rêve américain devenu cauchemardesque pour la plupart (les méchants et quelques innocents) et féerique pour les profiteurs qui ont tué leurs adversaires, rejetés comme des bandits hors-la-loi (par la seule loi des tireurs et des tueurs). Le rêve d’un peuple dont la seule règle est la violence, une violence légale avec trois pendaisons au début du film ; une violence totalement illégale, quoique justifiée, mais sans aucune décision de justice, juste la décision d’une personne qui, dans son esprit, si elle a un esprit, veut corriger un mal, comme Mattie Ross qui doit tuer l’homme qui a tué son père ; pire encore, la violence totalement immorale et contraire à l’éthique de simples meurtriers qui aiment tuer, torturer, prendre des otages et victimiser. Mais ces films réduisent le rêve à une simple série en série d’actes violents, avec des coups de feu tirés au moins dix fois trop souvent, et tout le film veut que ces tirs, et certainement les excès de tirs, soient le summum de la loyauté, de la justice, de la moralité et du courage, et ils appellent tout cela « force de caractère » dans ce film. Malheureusement, « la force de caractère » n’est ni un droit civique ni une valeur éthique citoyenne. C’est juste le signe évident d’un peuple, ou d’un epersonne, sans histoire, peut-être même sans histoires, car ce sont des réfugiés rêvant de quelque chose de meilleur que l’enfer, du moins, c’est ce qu’ils disent, ce qu’ils ont parfois vécu dans leur pays d’origine. Naturellement, ils finissent par être encore pires que les personnalités politiques non-humaines, inhumaines et anti-empathiques qu’ils ont fuies.
L’Amérique, je ne parle, bien sûr, que des États-Unis, traverse un phénoménal Syndrome de Stress Post-Traumatique du Rréfugié, et ils n’ont nulle part où retourner. Alors, ils rêvent de rendre sa grandeur à l’Amérique (MAGA) et se remémorent leur calvaire avant de quitter leur pays d’origine pour les États-Unis. Et puis ils transforment cet enfer en rêve, et ce rêve devient paranoïaque, répétitif, compulsif et obsessionnel. Et la spirale du maelström infernal les ronge, à commencer par les pieds, de sorte qu’ils ont encore beaucoup de temps devant eux pour souffrir, crier, hurler, et quelques autres choses de ce genre dans la longue liste de souffrances en hurlements majeurs qui s’y rattachent.
Donc, John Wayne ne les tue pas tous, et Mattie Ross survit à sa grande chute dans une caverne, à sa grande rencontre face à face, nez à nez, avec un serpent à sonnette, et même à son interpellation comme « héro » (pas trop quand même, puisqu’elle est une femme, et une héroïne n’est rien dans le Far West où les femmes, lorsqu’elles deviennent trucidantes, ne sont que des Calamités Janes). Et la vengeance, au lieu de la justice, est bien pour tous et survit même à la fin du monde.
Voilà ce qui arrive lorsque les auteurs n’utilisent qu’un seul de leurs deux yeux pour lire l’histoire. Ils sautent une ligne sur deux et savourent le désordre qui résulte de ces divagations historico-hystériques.
Dr Jacques COULARDEAU

메타데이터
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