L’optimisme, une volonté à incarner
Donner du sens à nos existences
L’optimisme, une volonté à incarner
Donner du sens à nos existences
Bientôt, nous sortirons de nos maisons. A la veille du déconfinement, des interrogations subsistent, des angoisses nous envahissent, des peurs nous bloquent. L’optimisme, lui, est un moteur. Il nous pousse à l’action et chacun de nous peut l’incarner, à sa façon.
DISSONNANCES PROFONDES
CONFINÉS, UN PAS DE CÔTÉ Nous sommes donc privés de liberté depuis plusieurs semaines. Cette situation « hors du commun » n’est pas vécue de la même manière par tous : du bidonville de Dharavi en Inde aux camps de réfugiés de Lesbos en Grèce, le confinement ne revêt pas toujours le caractère romantique des « journaux de quarantaine » de certains privilégiés. Ces morts en nombre, ces hôpitaux surchargés, ces villes silencieuses, ces quotidiens bousculés nous obligent cependant à faire un pas de côté. À faire réfléchir de manière quasi-synchrone, une grande partie de l’humanité. Un brutal arrêt de nos sociétés au rythme effréné est une invitation à faire de chacun de nous un philosophe, loin des distractions que Pascal déjà dénonçait dans ses Pensées (1670), parce qu’elles nous détournaient de notre vraie nature et de la vérité.
Nous levons la tête du guidon, de diverses façons.
Ce vide, ce silence nous mettent face à nos questions existentielles. Ils permettent une plongée dans l’intérieur, vers ce qui nous anime en tant qu’être humain, et dont nous nous étions éloignés. Ils nous reconnectent au plus profond de notre intime. « C’est un événement important quand un homme, qui a toujours vécu sur le versant est d’une montagne et a toujours eu le regard tourné vers l’ouest, en fait le tour pour regarder à l’est » disait Henry David Thoreau[1].
Ce retour sur soi nous invite logiquement à réexaminer ce qui nous est essentiel : l’amour, le lien humain, de quoi nous nourrir, nous soigner… Il nous incite à envisager notre rapport à la mort, source de nombreuses discussions, et dont Épicure dans sa très actuelle Lettre à Ménécée (IVème av. J-C), nous explique que nous ne devons la craindre puisque par définition, en tant qu’êtres vivants, nous ne la rencontrerons jamais.
Ce vide nous pousse surtout à penser plus large, plus grand que nous, à considérer nos interdépendances et ainsi repenser l’Humanité dans son unité. Il nous amène aussi à revoir notre place dans la nature et dans l’univers quand la vie reprend ses droits alors que nous nous trouvons cloîtrés. Une vraie leçon d’humilité pour les êtres insignifiants que nous sommes[2].

FACE À NOS ABSURDITÉS Au-delà de la crise existentielle que l’humanité traverse, cette crise sanitaire est multidimensionnelle. Elle met en exergue sous une lumière crue les dysfonctionnements de nos sociétés, nos contradictions individuelles et collectives. Elle exacerbe les incohérences, les injustices et les absurdités que nous avons créées.
Les inégalités sociales sont portées à leur paroxysme quand, pour les plus pauvres du monde, c’est la double peine. Au Mali ou au Pérou, les travailleurs informels n’ont d’autre choix que d’aller travailler, mettant en risque leur santé. Mais s’ils restent confinés, c’est de faim qu’ils mourront. Dans certains pays dits « développés », la situation des SDF est préoccupante (comme en France), la protection du système de santé est insuffisante (comme aux États-Unis), et les travailleurs pauvres qui font tourner le pays sont les plus exposés, alors que leurs emplois sont dénigrés, mal payés, dévalorisés. Dominique Méda, dans une interview à *France Culture*, préconise de repenser le travail et de revaloriser ces professions essentielles à nos sociétés. Elle nous invite également à (re)questionner le sens de nos métiers au moment où beaucoup d’actifs, y compris des cadres, sont habités par une crise de sens [3].
Le coronavirus met aussi en lumière les comportements individualistes des sociétés modernes, des rayons vides de nos supermarchés aux vols de masques entre États. Le règne du chacun pour soi est bien là, ahurissant.
Crise existentielle, crise sociale, crise économique due à l’arrêt brutal de la production et de la consommation dans de nombreux pays. « La relance est nécessaire, si l’on ne veut pas une crise majeure. » Bien entendu. Seulement, les scientifiques nous alertent depuis des années : les politiques économiques court-termistes sont dangereuses. Il faut penser la reconstruction dans le cadre d’une crise bien plus importante : la crise environnementale. Ces dernières années, la prise de conscience s’est peu à peu généralisée. Pourtant, comme le souligne le climatologue Édouard Bard dans *le Monde*, nous avons vite tendance à l’oublier et préférons « casser le thermomètre », qui nous effraie. C’est ainsi que Greta Thunberg est décriée par les chantres de la croissance. C’est ainsi que, malgré des programmes médiatiques toujours plus nombreux sur la question écologique, ils sont entrecoupés de publicités pour des SUV. C’est ainsi que l’usage du vrac explose et que nous faisons la queue pendant des heures pour la réouverture des fast-foods. C’est ainsi que nous faisons attention à ce que nous recyclons et achetons un billet d’avion pour partir en weekend à l’autre bout du monde.
Vous en conviendrez, l’orchestre de notre monde est l’expression de dissonances profondes. En fait, il sonne terriblement faux.
Comment vouloir revenir au même modèle ? Comment privilégier la croissance au profit d’un monde qui sera invivable pour nous et pour nos enfants ? « Nous serons tous perdants à plus ou moins long terme » prévient Édouard Bard.
VERS UN IDÉAL D’HARMONIE
Nous sommes tiraillés entre l’avant et ce fameux « monde d’après ». L’ancien nous tire en arrière, vers le connu, mais il n’a de cesse de nous montrer ses limites. Le nouveau nous appelle, mais par sa nouveauté même, il nous déstabilise.
L’HUMANITÉ FACE À SES CHOIX Sur sa route, l’humanité est à un carrefour. Faire demi-tour n’est pas possible. « Le monde d’après », ne sera jamais plus comme avant. Mais il pourrait y ressembler si nous tentons, par confort ou par crainte, de revenir à nos anciens modes de fonctionnement productivistes, consuméristes, capitalistes, qui seraient une catastrophe pour l’environnement. Face à cette tentation de retour en arrière, Bruno Latour nous invite à lister ce que nous ne voulons plus voir dans le monde, et ainsi à « imaginer les gestes barrières contre le retour à la production d’avant-crise ». Ils nous empêcheront de revenir au business as usual, et nous permettront ainsi de choisir notre voie.
Yuval Noah Harari, historien israélien, nous expose, dans un article du *Financial Times*, à deux choix : le premier, entre la « surveillance totalitaire » et la mobilisation citoyenne. Le second, entre « l’isolation nationaliste » et la solidarité globale. Deux chemins s’offriraient alors à nous : l’un, mû par la peur, fait de surveillance, de fermeture, de repli. L’autre, plus idéaliste, fait de prise en main citoyenne, de coopération et de solidarité.
Quelle voie voulons-nous réellement emprunter pour nous, pour nos enfants ? Quel avenir souhaitons-nous dessiner ? Comment faire en sorte de négocier le virage ? « Le pessimisme est d’humeur, l’optimisme est de volonté », disait le philosophe Alain [4].
ACTIVER NOTRE POUVOIR DE RÊVE Notre pouvoir de rêve et d’imagination peut nous aider à dessiner cet avenir. « Pandémie destructrice », « récession sans précédent », « crise climatique catastrophique » … Le tableau, déjà bien sombre, s’est considérablement obscurci. « Il est désormais plus facile d’imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme », affirme le philosophe slovène Slavoj Žižek.
Devant l’anéantissement des futurs possibles, nombreux sont ceux qui appellent à une révolution des imaginaires [5]. Quand tout s’effondre, le rêve, l’utopie, nous donnent la force de nous relever et d’avancer. Cyril Dion, réalisateur du film Demain, nous interpelle dans *le Monde *: « Nous avons besoin d’un récit, d’un horizon, d’une vision. Comment vivrions-nous ? Serait-ce moins bien ou mieux ? Qu’avons-nous à y perdre ? Dans cette période où notre vie est réduite à l’essentiel, que nous manque-t-il ? Qu’est-ce qui compte vraiment pour nous ? » Des questions que chacun peut se poser, et qui contribuent à l’émergence de processus de création, à la recherche de nouvelles solutions, bref à une imagination stimulée par des horizons désirables, sur lesquels il nous faut nous appuyer.
Autorisons-nous alors à rêver, ayons l’audace d’être idéalistes et utopistes. Le rêve est après tout l’expression de nos désirs les plus profonds. L’orchestre de l’ancien monde sonnait faux, tentons de le réaccorder, dans son unité. Il en va de la survie de l’humanité !

L’ORCHESTRE AU COMPLET Si ce recul nous fait prendre conscience de nos interdépendances, il nous enjoint à penser le « je », si sacralisé par nos cultures occidentales, dans le «nous », c’est-à-dire l’humanité toute entière. Il est indispensable d’unir notre communauté humaine, de passer de l’individuel au collectif, tout en puisant dans nos richesses et nos talents singuliers. Comment chacun peut-il apporter sa pierre à l’édifice ? Trouver le juste ton requiert de se rapprocher de soi, de connaître sa raison d’être afin de rester aligné avec ses désirs et ses qualités, et ainsi contribuer pleinement à la société.
Mais l’orchestre ne serait pas au complet sans un troisième lien : celui avec la Terre. Il est intéressant de noter que le triptyque âme, société, Terre se retrouve dans des croyances et cultures diverses : dans l’écologie intégrale dont se réclame le pape François dans Laudato si’ [6], ou dans la Bhagavad-Gita hindoue dont Satish Kumar, activiste indien, s’est inspiré pour théoriser l’écologie spirituelle [7].
Ce triple lien, pourtant si naturel, a été coupé depuis des décennies par nos sociétés. « C’est la carence du mode de connaissance qui nous a été inculqué, qui nous fait disjoindre ce qui est inséparable et réduire à un seul élément ce qui forme un tout à la fois un et divers », explique Edgar Morin dans *Le Monde*. Le bien de l’âme, le bien de la société et celui de la nature sont inextricablement liés. Si nous changeons nos perceptions, si nous prenons soin de nos propres âmes, des autres et de la planète, peut-être parviendrons-nous à la vie bien reliée dont nous nous sommes tant éloignés. Peut-être arriverons-nous à devenir les « tisserands »[8] de la grand-voile déchirée du monde, des musiciens épanouis qui pourront enfin jouer en harmonie.
RÊVER, C’EST BIEN. AGIR, C’EST ESSENTIEL
Rêver de ce monde parfait, c’est beau, mais cela doit servir de préalable aux actes. Nos imaginations créatives doivent être créatrices d’action.
NOUVELLES SOLIDARITÉS Des citoyens acteurs, nous en voyons beaucoup depuis le début de cette crise. La période a fait surgir de nouvelles formes de solidarités : des personnes s’engagent au quotidien, par des gestes simples : applaudir les soignants aux fenêtres tous les soirs à 20h, faire les courses pour ses voisins âgés, aider les agriculteurs dans les champs, créer des vidéos et les partager sur les réseaux, ou tout simplement, appeler des proches ou des personnes seules. D’autres, dont le temps s’est libéré ou qui ont particulièrement envie de s’engager, passent à l’acte. L’article du Monde « Jamais on n’a vu un tel engagement : le confinement provoque un élan de solidarité » témoigne de cet impressionnant regain du bénévolat. MakeSense voit les profils des citoyens de son réseau se diversifier, certains distribuent des repas aux SDF avec des associations, les plateformes telles que « tous confinés, tous engagés » profitent de cet élan pour faire fructifier des missions de mécénat de compétences entre entreprises et associations…
CONSTRUIRE LA RÉSILIENCE Au bord du gouffre, la solidarité trouve un nouveau souffle. Mais comment faire en sorte de pérenniser cet engagement ? Comment s’assurer qu’il ne soit pas temporaire, dans une parenthèse de lucidité qui sera vite oubliée, en particulier dans le contexte économique et social qui nous attend ? Il en va de la responsabilité de chacun de reconstruire ce « nous », d’être résilient et de ne pas tomber dans une amnésie rassurante, ou une frénésie aveuglante. « Notre optimisme n’aura (…) raison que si nous sommes assez nombreux à prendre (…) la décision, la vraie détermination à ressortir demain de chez nous pour nous engager, nous battre au quotidien et au long cours, en commençant par changer notre propre façon d’être et de vivre », explique le philosophe Abdennour Bidar dans un puissant article du *Huffington Post*.
Tout le monde ne peut pas prendre un tournant radical : changer de métier facilement, se dégager du temps, donner des mille et des cents, mais chacun, dans son charisme, peut contribuer sur le long terme. Que cela prenne la forme de gestes quotidiens[9], de solidarités de quartier, d’attention aux autres, de bénévolat, ou de changement de cap vers des carrières porteuses de sens, pour soi et pour le monde.
Le milieu de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS), par exemple, regorge de possibilités. ChangeNOW, forum des innovations sociales et environnementales qui s’est tenu au Grand Palais en février dernier, nous a montré toute cette richesse: startups, entreprises sociales et associations dans le recyclage, l’alimentation, la santé, la mode durable, grandes entreprises de divers secteurs, et intervenants dans des domaines aussi différents que la protection des océans, l’engagement sociétal des entreprises, l’éducation à la transition… De ce rassemblement des forces vives s’est dégagée une énergie positive incroyable, portée par la pensée de Gandhi « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ».

“Pitch garden” au sommet ChangeNOW, Grand Palais, Paris, février 2020
L’ESS offre de nombreuses opportunités de bénévolat, de mécénat, de métiers utiles à la société. Envie de nous engager bénévolement ? Benevolat.fr est là pour nous. Désir d’acheter local et responsable ? Pourquoi ne pas faire partie d’une coopérative comme la Louve* *? Une idée de projet en tête ? Certains lancent leurs propres initiatives, et sont accompagnés par des structures formidables comme Ticket For Change. Besoin de nous rassembler, quand nous le pourrons ? Investissons des tiers-lieux comme La Cité Fertile ou Darwin ! Soif de penser et de construire le monde de demain ? Allons découvrir le Campus de la Transition. Volonté d’investir notre argent dans des projets porteurs de sens ? Essayons Lita.co. Ce ne sont que des exemples parmi tant d’autres. Il existe aussi de nombreux collectifs citoyens qui réfléchissent à pérenniser leur action, à l’amplifier, et à mettre en lien toutes ces initiatives.
Cette société civile, pour incarner une réelle expression politique, a besoin de s’organiser. Dans cet état d’esprit, la tribune #NousLesPremiers, co-signée par des entrepreneurs sociaux, des présidents d’associations, des chefs d’entreprise et des politiques le 27 avril dernier, appelle le gouvernement à donner leurs voix aux citoyens pour construire le monde de demain.
POUR UNE POLITIQUE GLOBALE L’engagement quotidien et de long terme citoyen doit être couplé à une action politique qui pense collectif.
Au niveau international, le « nous » est d’une absolue nécessité face à la crise multiple qui nous affecte. Les défis surpassent les États-nations. Ils sont globaux, et ce virus en est la preuve, s’il en fallait une. Aussi sommes-nous ébahis que l’Union Européenne n’arrive pas à trouver d’entente rapide dans la lutte contre le virus, interloqués que l’OMS se voie couper les vivres par un président des États-Unis criant au complot,et presque étonnés de l’impuissance des instances internationales mises en place en 1945. « Jamais chacun des 7 milliards et demi d’humains n’ont autant ressenti, dans leur chair, un besoin urgent de politique globale », explique Bertrand Badie dans *L’Orient — Le Jour*. Les organes onusiens peu financés, bureaucratiques, peu considérés finalement, doivent être repensés et des instances supranationales fortes, instaurées. La coopération internationale doit donner à chacun sa voix et commencer par une réponse cohérente à la crise sanitaire, à un soutien global aux pays les plus pauvres, pour lesquels cette pandémie représentera un véritable cataclysme, mais également une coopération supranationale pour le climat, avec des mesures courageuses.
Au niveau national, ces temps voient le nécessaire retour de l’État dans l’économie[10], la revalorisation du service public — soignants, personnels de l’Éducation Nationale, travailleurs sociaux — et des autres métiers indispensables à nos sociétés (éboueurs, caissiers), le retour à la production locale et aux circuits courts. Un investissement dans l’économie de demain — celle qui place en premier lieu la valeur sociale et environnementale — est incontournable : c’est ce que Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix 2006 appelle de ses vœux, et la raison pour laquelle de nombreux acteurs de l’ESS en France demandent aujourd’hui un fonds d’urgence.
DONNER DU SENS À NOS EXISTENCES
Bien sûr, si tout se passait ainsi, tout serait très simple. Bien sûr, nous voyons déjà se profiler discordes et conflits. Une crise fait toujours ressurgir le meilleur comme le pire. Le tout est de conserver cette force d’âme, de questionner sans cesse nos priorités, d’interroger nos valeurs profondes et de nous remémorer nos utopies. Quand tout s’effondre, que nous reste-t-il ? Le pouvoir de rêve, la quête de sens.
Ce mot « sens », à travers lequel l’écrivain François Cheng rend hommage à la richesse de la langue française[11], parce qu’il revêt trois acceptions :
Le sens, c’est d’abord la sensation — pour nous aujourd’hui, la sensation d’un monde à changer en profondeur.
Le sens, c’est aussi la direction vers la Beauté — la direction vers une société plus unie, vers ce triple lien vital entre Terre, âme et société.
Le sens, c’est enfin la réalisation qui justifie nos existences — la réalisation de soi dans le tout, et pour le tout.
Si nous voulons donner du sens à nos vies, si nous souhaitons atteindre l’harmonie, cherchons le juste ton. Dès maintenant, entraînons-nous. Pour qu’un jour nous puissions jouer ensemble la plus belle des symphonies.
Pour aller plus loin (liste non-exhaustive)
Réflexions et inspirations - *En quête de sens,*Marc de la Ménardière, Nathanaël Cost, 2015
-
*Demain (2015) et Après-Demain (2018), *films de Cyril Dion et Mélanie Laurent
-
Une revue de presse avec des articles, vidéos, émissions sur la période et «l’après » que nous avons trouvés intéressants avec mon amie Viktoria. Le but est de rendre cette plateforme plus intuitive et collaborative. Les articles cités ci-dessus y sont présents.
Mobilisations citoyennes
- https://www.apresmaintenant.org
- https://www.inventonslemondedapres.org
- https://www.mondesdapres.com/
[1] Henry David Thoreau, Sept jours sur le fleuve, 1949 [2] Voir à ce propos la magnifique série d’animation *Une espèce à part de Franck Courchamp et Clément Morin (2019) [3] Sur ce sujet, lire La révolte des premiers de la classe de Jean-Laurent Cassely (2017) ou Bullshit Jobs de David Graeber (2018) [4] Alain, Propos sur le bonheur, 1925 [5] À ce propos, voir le [hors-série « Le réveil des imaginaires » de Socialter](http://www.socialter.fr/fr/module/99999672/864/nouveau_hors_srie__le_rveil_des_imaginaires___en_kiosques_et_librairies_le_10_mars_2020), mars 2020 [6] Pape François, Laudato si’, sur la sauvegarde de notre maison commune, 24 mai 2015 [7] Satish Kumar, Pour une écologie spirituelle. La Terre, l’Âme, la Société, une nouvelle trinité pour notre temps, 2018 [8] Abdennour Bidar, Les Tisserands, 2016 [9] Voir le site « Ça commence par moi » ainsi que le livre éponyme de Julien Vidal (2018) [10] Lire l’article de l’économiste [Gaël Giraud dans Reporterre](https://reporterre.net/Depister-et-fabriquer-des-masques-sinon-le-confinement-n-aura-servi-a-rien) (24 mars 2020)[11] Voir [l’intervention de François Cheng dans l’émission La Grande Librairie](https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/la-grande-librairie-saison-12/1150545-la-grande-librairie.html) *sur France 5 en 2019
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