La jeunesse énergie
Les scientifiques l’avaient décrété : la seule énergie renouvelable et qui serait l’avenir, ce serait celle de la jeunesse.
La jeunesse énergie

Les scientifiques l’avaient décrété : la seule énergie renouvelable et qui serait l’avenir, ce serait celle de la jeunesse. L’innocence des jeux, l’infinité de l’imaginaire qui s’offrait à ces jeunes bambins, il fallait s’en servir pour avoir une énergie électrique éternelle et non polluante.
Les enfants, au début ravis de pouvoir jouer et d’imaginer ce qu’ils voulaient, commencèrent à s’user. Car, oui, il fallait de l'énergie, sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Et plus ils grandissaient, moins ils portaient de l’intérêt à cela. Ils étaient jeunes encore, il fallait qu’ils continuent, pour l’avenir de leur patrie. Mais cela s’accompagnait par des idées noires, des envies de meurtres ou des souhaits sortir de ce cercle vicieux.
À l’âge de jeune adulte, entre dix-huit et vingt-et-un ans, ils voyaient l’évolution qu’ils avaient apporté : plus de déchets, plus de coupure de courants, pas de paiement sur l’énergie et un écosystème au top. Certains s’en vantaient, d’avoir participé à la sauvegarde de la planète, et en étaient fiers. Ils reproduisaient les mêmes erreurs que leurs aînés.
Mais d’autres, eux, s’en voulaient, de leur enfance gâchée pour le bien commun de tous les adultes. Ils désiraient retourner en arrière, empêcher ce décret à la con d’exister. Pour l’avenir des enfants, celle qui devait les rendre heureux réellement. Malheureusement, la société rejetait ces jeunes adultes là, ils furent appelés les “égoïstes”. Très peu d’entre eux survivaient à la pression sociétale et soit se rangeaient avec résignation, soit se donnaient la mort.
Du moins… Jusqu’à ce que Lucas se décide à se révolter avec ses pairs. Lucas, ce jeune homme qui aurait voulu être en famille plutôt que dans une usine pour jouer. À dix-neuf ans, il créa le syndicat DALF (Droits A La Famille). Ils protestaient contre cette société, parfois en étant violent avec la police même. Les journaux transmettaient la dangerosité du parti.
Lucas avait deux choix à ce moment-là : assumer la violence ou devenir plus pacifiste. Il choisit celle de la violence. Il assassina la majorité des politiciens pour enlever ce décret stupide et remit les énergies polluantes. La majorité du peuple, outré par cet acte égoïste pour la planète, se révoltèrent. Ce fut une guerre civile sanglante…
Lucas se tenait dans son bureau de dirigeant. Il était prêt, son arme en charge : une mitraillette. Ils cognaient à la porte condamnée pour la faire céder. Lucas se sentait sûr de lui : il tuerait pour revenir à la normale pour les enfants, pour leur avenir. Lorsque la porte se brisa, il s’attendait à tout, sauf à ça : des gamins devant des adultes. Sous la surprise, il ne vit pas qu’on le visait dehors avec un sniper… Ses derniers mots furent : “Bandes de lâches, se servir des enfants pour asseoir votre volonté… ”
Il fut exécuté, sans sommation, et la dystopie pu continuer pour les enfants…
메타데이터
- post_id
- deb4025e4ea
- slug
- la-jeunesse-énergie-deb4025e4ea
- url
- https://medium.com/@dowlyearly/la-jeunesse-%C3%A9nergie-deb4025e4ea
- canonical_url
- https://medium.com/@dowlyearly/la-jeunesse-%C3%A9nergie-deb4025e4ea
- author_url
- https://medium.com/@dowlyearly
- status
- ok
- fetched_at
- 2026-07-25 03:51:08