Qu’est-ce qui nous pousse à nous rapprocher de la mort ?
Parfois on la rencontre, parfois c’est elle qui nous frappe à la gueule.
Qu’est-ce qui nous pousse à nous rapprocher de la mort ?
Parfois on la rencontre, parfois c’est elle qui nous frappe à la gueule.

L’Hellébore
Fait-on partis de l’idée même de la mort ? cette idée si tentante qu’elle nous guette à chaque coin de rue, au café du boulot ou même au chez-soi d’un collègue de travaille.
La mort est l’idée de ne plus exister. Voir notre cœur s’arrêter et nos souvenirs s’effacer. Elle est imprévisible et inéluctable. Personne ne peut y échapper. Et pourtant, la douleur d’un de nos proche la traversant une seconde avant pourrait-elle s’apparenter ensuite à la nôtre lorsque le deuil surviendra ? Une mort peut nous changer réellement, mais à quel prix, et surtout, de quels façons ?
Entre autre, lorsqu’un scandale se déroule, les internautes ne pensent pas automatiquement aux parents de la victime. Plus on avance, plus l’impression de le normaliser se fait ressentir avec le temps. Ils sont d’abord triste pour la victime mais en même temps en train d’imaginer boxer l’élément problématique dans leur tête. Ils font généralement preuve d’imagination, si je ne m’abuse.
Mais quant est-il des cas exceptionnels ? Je sais pas… Par exemple, un suicide.
Le suicide. Parlons-en. Autant je n’arrive pas à comprendre la non-prononciation du premier i, autant j’arrive pourtant à comprendre les raisons d’en arriver là. La plupart du temps, les amies sont la clé pour avoir une vie pleine de surprise. Et s’il arrive volontairement quelque chose à ces, de base, “distributeurs de joie”, les proches seront les premiers à overthink.
L’ignorance est sournoise en ce moment-ci. Elle est plutôt utile de temps en temps, mais non — Non. Le fait de ne rien savoir amplifie l’idée même de se faire du soucis pour l’amie concernée.
Ça nous rend anxieux, au point même d’en arriver à douter de notre fidélité amicale, à cette chaîne qui maintenait encore la fiabilité de notre communication, de nos doutes, peurs, scrupules…
Comme si tout ce qu’on avait construit se voit détruit à néant. Pulvériser. Écraser. Comme si ça n’avait jamais exister.
La vérité et le mensonge sont des concepts clés pour maintenir quelconques amitié. Les hauts et les bas d’une relations sont primordiales pour la faire perdurer. Mais dans ce genre de situation, c’est vrai que cela se contredit.
Mais pas tout à fait. Il y a une différence entre imaginer une vérité et la vérité elle-même. Nous ne pouvons pas supposer à partir du moment où notre vision des choses est controversé par un drame d’un proche cher à nos yeux. Notre cœur doit avoir le temps de digérer l’information. Afin de la concevoir clairement. Bien que cela risque de prendre bien évidemment du temps.
Le fait de le vivre pour la première fois nous donne d’abord un sentiment de solitude. Surtout si on considérait auparavant que cette amie est fort, courageux, talentueux, qui se fiche de tout et gardait un acharnement à toutes épreuves. La bulle qui nous enferme petit à petit est procureur d’une fatalité, à savoir si nous déciderons de faire de même, où continuer malgré tout. En d’autres termes, c’est à ce moment précis que notre subconscient réalise la difficulté et les obstacles de la vie, adhérant à la réflexion que c’est à nous de choisir entre la pilule rouge et bleu. Entre la vie et la mort.
Se forcer à ne plus y penser et rayonner chaque jour comme si ça n’ait jamais arrivé fait mal. Au corps, au cœur, mais surtout au cerveau.
Un phénomène psychologique dont j’ai une fois entendu parlé stipulait que, pour guérir cette douleur non-traité, notre cerveau finissait par oublié les souvenirs concernés. Et c’est vrai. Et malheureux.
Jamais je n’aurai voulu attendre si longtemps pour m’en rendre compte étant donné que jamais je m’aurai imaginé m’attacher aussi fortement. Et la partie de mon deuil qui m’a sembler le plus bizarre et étrange, bien que ça n’a été qu’éphémère, c’est l’impression que tout le monde s’en fichait de ce qui m’arrive. De la douleur que je traverse. Et pourtant je sais que ce n’est pas de leur faute mais juste en réalisant que la terre continue de tourner malgré tout, eh bien, ça me rend davantage nostalgique parce que j’ai aucune envi à ce que l’histoire de mon proche appartienne au passé.
Plus le temps passe, plus je me dis que ça ira mieux au fur et à mesure. Car comme on dit : “Le temps règle les blessures d’abandons.” C’est majoritement vrai pour tout le monde mais malheureusement pas mon cas. Ça ne me fait que me mettre la pression.
Je refuse de la laisser partir sans rien dire.
Je refuse un seul instant de considéré sa mort.
Je refuse qu’elle nous fasse ressentir toutes ces émotions.
Je ne suis pas le centre du monde pour que tout le monde se soucie de moi, mais je le suis dans mon livre fictif. Dans mon esprit. Dans ma tragédie. Mais tout semble plus important lorsque l’on vit quelque chose telle qu’un deuil d’un être qui comptait autant pour nous. L’impression que le monde est contre nous, mais aussi l’augmentation de l’importance des petites injustices de la vie quotidienne.
Par exemple, me concernant, un jour je me souviens. C’était un lundi matin. Je me suis réveillé de manière très désagréable. Je me demandais à chaque fois la présence des SDFs et son accumulation dans mon quartier. Et les couples hétéros ayant eu un enfant. Un enfant pas consentant à naître et à maintenir le sentiment de devoir subir la pression des attentes du monde qu’on leur laissera. C’est-à-dire désastreux si on continue comme ça. La pression de si petites choses consumait ma cervelle, jusqu’à que je finisse en pleure, recroquevillé sur moi à la porte de mon bat’, attendant que quelqu’un m’ouvre.
Vous vous demandez peut-être pourquoi j’en ai parler à personne ? Pour la simple raison qu’on pense pas solliciter de l’aide à quelqu’un dans ce genre de situation. En tout cas, pas directement.
Après quelques temps, une fois qu’on ait enfin fini — ou presque — de diriger l’info, l’école nous rattrape. Les responsabilités auxquelles je me suis engagées n’ont eut finalement plus aucune importance. Je n’avais plus la tête à rien faire. Ni même me doucher ou me brosser les dents. Et je trouve ça d’autant plus inhumain, cruel, cynique et égoïste de devoir me forcer à faire comme s’il ne s’était jamais rien produit, aussi bien avec mes amies aux courantes qu’avec les autres inconscient. Mais mes notes prouvent le contraire. Évidemment. Sinon c’est pas drôle.
Sinon, la dernière étape du deuil est de trouver l’apaisement. L’état physique du “Je m’en foutiste” pro max. L’état mentale qui me permettra de savoir si j’ai mûri ou non. Et enfin, le emotional mood. J’espère qu’il ne perturbera pas mon état mental. Après tout, ça serait dommage que je sois prit comme fou. Haha.
En fin de compte, rien ne pourra changer ce qu’il s’est passé. L’univers est peut-être injuste, et pourtant je suis légèrement déçu de traverser aussi jeune un deuil d’une telle envergure. Je sais maintenant à quoi m’attendre, bien que j’aurai aimé découvrir cela beaucoup plus tard. Garder mon âme d’enfant pure et encore innocente quelques années mais rien ne peut être décidé à l’avance. Malheureusement, le future est une science revolu d’un cheminement encore flou. Mais ça viendra. Avec le temps. Ça viendra. Pour la deuxième fois.
메타데이터
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