← Back to list

J’ai testé l’eSIM pour la première fois en Thaïlande

Voici ce que j’en pense vraiment

Emmanuel Cerisola · 2026-04-27 10:25 · 0 claps · 4.0 min read
#voyage #thailande #esim #digital-nomads #technologie
Open on Medium ↗
Wiki topics: 🎮 · Gaming

J’ai testé l’eSIM pour la première fois en Thaïlande

Voici ce que j’en pense vraiment

Trois semaines entre Bangkok, Chiang Mai et les îles. Et pour la première fois, je n’ai pas acheté de carte SIM à l’aéroport.

Je dois commencer par une confession : j’étais le genre de voyageur qui arrivait dans un nouveau pays et faisait immédiatement la queue devant le premier stand télécom de l’aéroport. C’était presque un rituel. Une façon de marquer le début du voyage. Carte SIM locale, forfait data, go. Pour la Thaïlande, j’ai décidé de faire autrement. Un ami m’avait parlé de l’eSIM quelques semaines avant mon départ. L’idée : commander un forfait en ligne, recevoir un QR code, le scanner depuis mon téléphone, et voilà. Pas de file d’attente, pas de manipulation physique. Trop beau pour être vrai, je me disais.

La préparation : dix minutes chrono J’ai commandé mon forfait eSIM Thaïlande environ une semaine avant le départ. J’ai pris 15 Go pour trois semaines — ce qui me semblait largement suffisant en me disant que les hôtels et restaurants auraient du Wi-Fi pour le reste. Le QR code est arrivé par mail dans les minutes qui ont suivi. Je l’ai scanné depuis les réglages de mon iPhone (Réglages → Données cellulaires → Ajouter un forfait), j’ai suivi les étapes, et c’était terminé. La ligne est apparue dans mon téléphone, en attente d’activation à destination. Toute l’opération : peut-être dix minutes. Dont cinq à chercher où exactement était le menu dans les réglages. Arrivée à Suvarnabhumi : le vrai test L’aéroport international de Bangkok à 6h du matin après une nuit dans l’avion, c’est une expérience particulière. Lumières trop vives, odeur de kérosène mêlée à celle du pad thaï des cantines, et des centaines de voyageurs qui convergent vers les tapis de bagages. J’ai activé l’eSIM depuis l’avion, pendant la descente, en profitant du Wi-Fi de bord. En posant le pied sur le tarmac, j’avais déjà du réseau local. AIS, l’un des grands opérateurs thaïlandais — quatre barres. J’ai regardé la queue devant le stand DTAC dans le hall des arrivées. Une vingtaine de personnes. J’ai continué à marcher. Ce petit moment — passer devant la queue sans s’arrêter — m’a procuré une satisfaction disproportionnée. Je le reconnais. Bangkok : carte hors ligne vs GPS en temps réel J’avais téléchargé les cartes Bangkok sur Maps.me avant de partir, mais j’ai finalement surtout utilisé Google Maps en temps réel. Le réseau thaïlandais est remarquablement bon, y compris dans les zones touristiques bondées comme Khao San Road ou les abords du Wat Pho. Pas une coupure en cinq jours dans la capitale. Côté consommation : j’ai utilisé environ 4 Go sur Bangkok, ce qui m’a un peu surpris. Beaucoup de navigation GPS, pas mal de recherches de restaurants, quelques appels WhatsApp avec la famille. J’avais sous-estimé l’usage du GPS en ville — quand vous vous perdez dans Chinatown à Bangkok, vous pouvez y passer la journée sans une carte. Chiang Mai : le test en zone moins urbaine Chiang Mai est différente de Bangkok. Plus petite, plus verte, avec des zones rurales accessibles à vélo ou en scooter autour de la ville. C’est là que j’ai vraiment vérifié la couverture réseau hors zones touristiques. Résultat : globalement très bon. Quelques trous de réseau dans les montagnes au nord de la ville, vers Doi Inthanon, mais rien de dramatique. Dans le vieux quartier et les marchés nocturnes, le réseau était fluide. J’ai même regardé quelques épisodes d’une série un soir dans un café — en qualité normale, sans interruption. Ma consommation à Chiang Mai : environ 3 Go pour six jours. Moins qu’à Bangkok parce que je me déplaçais moins et que l’eSIM de mon hôtel principal était correcte pour le soir. Les îles : Koh Lanta et la vraie question du réseau Les îles, c’est là où j’attendais le vrai test. Koh Lanta, dans le sud, est une île relativement développée — pas Koh Samui, pas sauvage non plus. Un juste milieu. La couverture était correcte sur la côte ouest où je logeais, correcte dans le village principal, et franchement mauvaise dans la partie nord de l’île, plus sauvage. Rien d’inattendu pour une île thaïlandaise de taille moyenne. Ce que j’ai remarqué : les coupures de réseau sur les îles ne me dérangeaient pas vraiment. Quelques jours sans scrolling compulsif, c’est plutôt une bonne chose. Et pour les choses importantes — appeler un taxi-bateau, vérifier les horaires de ferry — le réseau était là quand j’en avais vraiment besoin. Le bilan après trois semaines J’ai consommé en tout environ 11 Go sur trois semaines. Mon forfait de 15 Go tenait largement la route. Si j’avais pris un 10 Go, j’aurais peut-être été un peu juste — mais pas catastrophique non plus. Ce que je retiens : La Thaïlande est un excellent pays pour débuter avec l’eSIM. Le réseau est globalement de très bonne qualité dans les zones touristiques, les prix des forfaits sont raisonnables, et l’activation se fait sans difficulté technique particulière si votre téléphone est compatible. Les seuls moments où j’ai regretté de ne pas avoir de SIM physique ? Aucun, sincèrement. Même pas dans les zones de moindre couverture — parce qu’une SIM locale aurait été sur le même réseau et aurait eu les mêmes lacunes. Ce que je ferai différemment la prochaine fois Activer l’eSIM avant de monter dans l’avion plutôt que pendant la descente. Même si ça a fonctionné, c’était un peu risqué — certains opérateurs limitent l’activation à une fenêtre de temps définie après l’achat. Prévoir un peu plus de marge sur le volume de données. Pas le double, mais 20% supplémentaires par rapport à ce qu’on pense consommer. Le GPS est vraiment plus gourmand qu’on ne l’imagine en voyage. Et surtout : continuer à passer devant les queues des stands SIM dans les aéroports. Ce petit plaisir-là, je le garderai. — — Vous avez testé l’eSIM dans un autre pays asiatique ? Curieux de savoir si l’expérience est aussi fluide au Japon ou au Vietnam — laissez un commentaire.


메타데이터
post_id
ee536d7d6426
slug
jai-testé-l-esim-pour-la-première-fois-en-thaïlande-ee536d7d6426
url
https://medium.com/@manucerisola_47268/jai-test%C3%A9-l-esim-pour-la-premi%C3%A8re-fois-en-tha%C3%AFlande-ee536d7d6426
canonical_url
https://medium.com/@manucerisola_47268/jai-test%C3%A9-l-esim-pour-la-premi%C3%A8re-fois-en-tha%C3%AFlande-ee536d7d6426
author_url
https://medium.com/@manucerisola_47268
status
ok
fetched_at
2026-06-28 10:39:35